Microfinances : La BCP opère cette année au Sénégal

Microfinances : La BCP opère cette année au Sénégal

Questions à Mohamed Benchaâboun, président-directeur général de la Banque populaire

ALM : De nouvelles annonces seront bientôt dévoilées concernant les différents parcours finalisés par Bank Al Yousr. Comment évaluez-vous les premiers mois de cette banque participative ?

Mohamed Benchaâboun : Bank Al Yousr est une banque qui a un avenir important . Nous avons décidé de l’intégrer au sein du périmètre consolidé de la BCP même si les chiffres ne sont pas significatifs par rapport au périmètre du Groupe. Cela montre à l’évidence que nous accordons beaucoup d’importance aux réalisations futures de cette banque dont les perspectives de développement sont déjà tracés. Rappelons que nous avons démarré à partir du deuxième semestre de l’année dernière d’ailleurs comme toutes les autres banques. Nous avons ouvert 4 agences dont deux au mois de décembre. Les réalisations des premières agences sont très bonnes et ce en dépit du temps et de la taille limités. Je pense que les perspectives d’évolution au fur et à mesure de la validation d’un certain nombre de produits par les instances concernées, notamment le Conseil supérieur des ouléma, vont nous permettre effectivement de proposer au marché des choses beaucoup plus intéressantes de ce que nous avons jusqu’à présent.

Lors de votre intervention vous avez souligné brièvement la performance réalisée par la fondation Attawfiq au titre de l’exercice 2017. Où vous situez-vous dans la sphère de la microfinance ?

Il est utile de souligner que plus du tiers des crédits distribués par la microfinance au Maroc est fait par la fondation Attawfiq. Cette entité fait un travail important au niveau de cette branche d’activité. Pour l’exercice 2017, l’encours des crédits distribués par Attawfiq a évolué de près de 8%. La rentabilité a également été au rendez-vous. Ce qui est important de souligner que la fondation emploie à ce jour 1.700 agents pour environ 450 branches. Ce qui nous assure une présence assez massive sur ce segment.

Vous opérez également dans la micro-finance en Afrique. Quelles sont vos perspectives de développement dans la région ?

En effet, nous avons décidé dans le cadre de l’accompagnement de l’activité du Maroc en Afrique de faire en sorte que cette expérience cumulée par notre pays dans la microfinance puisse être installée progressivement dans un certain nombre de pays africains amis. C’est dans ce sens que nous avons demandé des agréments dans quelques pays voisins puisque nous ne pouvions pas opérer directement par la fondation.  Les microcrédits dans les pays africains sont distribués dans ces pays par des établissements de crédits qui ont des particularités différentes.  Au-delà du fait qu’il faut disposer d’agrément des banques centrales concernées pour opérer sur ce segment, ces établissements, contrairement au Maroc, ont la possibilité de collecter des dépôts. A cet égard, nous avons créé un véhicule qui est l’Amifa qui chapeaute depuis 3 ans toutes les créations que nous sommes en train d’opérer en Afrique. Nous avons démarré en Côte d’ivoire. L’activité se déroule très bien, je pense même que nos établissements ivoiriens ont atteint leur équilibre. Nous avons également obtenu depuis plus d’un an l’agrément de la part de la banque centrale malienne. Nous avons également démarré notre activité en 2017 en Guinée et si tout se passe bien nous allons  démarrer cette année  au Sénégal.

D’ailleurs nous avons déposé des agréments dans ce sens, nous attendons juste les autorisations des autorités monétaires.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *