Microsoft fête ses nouveautés

«Les anniversaires ne valent que s’ils constituent des ponts jetés vers l’avenir». Microsoft Afrique du Nord a voulu appliquer cet adage à l’occasion de ses 10 ans de présence au Maroc en organisant une conférence de large envergure spécialement destinée aux développeurs informatiques : la North Africa Developer Conference (NDC) version 2004.
Taillée à l’image de la PDC, rendez-vous incontournable des développeurs aux Etats-Unis, cette messe informatique a permis, quarte jours durant, a quelque mille développeurs de différents pays du Maghreb de faire le point sur les dernières avancées technologiques de l’éditeur américain de logiciels.
Au total, la conférence s’est déclinée en 45 sessions techniques et 3 sessions plénières sur des thématiques aussi diverses que le développement des applications Web, les services Web, la mobilité, la sécurité, les applications distribuées, l’architecture, etc. Supervisé par les meilleurs spécialistes Microsoft, le public a pu découvrir les derniers grands chantiers technologiques de Microsoft. Il s’agit de : Windows Longhorn, Visuel Studio Whidbey et SQL Server Yukon. Ces produits inaugurent au fait le passage de la technologie Microsoft et de l’industrie informatique en général vers l’ère de d’inter-opérabilité entre différentes architectures et solutions existantes.
Une sorte de «mondialisation» informatique qui s’articule autour de standards comme XML, et « les services Web ». A en croire les éminents spécialistes de Microsoft, le passage vers ces standards mettra fin aux incompatibilités qui existent aujourd’hui entre les différentes solutions informatiques quelle que soit leur origine. Impressionnant. Reste que cette ouverture n’est pas sans risque.
Olivier Ezratty, directeur de la division «développeurs et plate-forme d’entreprise» de Microsoft France a longtemps insisté sur les préoccupations de la firme en matière de sécurité. Une problématique qui renvoie à celle de la diffusion de savoir-faire en matière d’ingénierie informatique. Un évènement ponctuel comme la NDC permet-il de garantir une disponibilité optimale de l’information et du savoir faire technologique au Maroc ? Pour M. Ezratty, d’autres instruments existent pour assurer cette mission. Il cite à cet égard les modules de formation en ligne, mais aussi, les programmes de formation dispensés par la firme à travers les Centres de formation agrées CTEC qui ont certifié pas moins de 8000 ingénieurs marocains depuis 10 ans. Ces actions sont d’autant plus importantes si l’on prend en considération la taille du marché des entreprises qui s’étend de la TPE (très petite entreprise) jusqu’aux grands groupes de plusieurs milliers d’employés. L’enjeu pour la firme américaine est d’apporter des solutions adaptées aux besoins de ces différentes catégories, par essence divergentes.
À ce niveau, un constat s’impose : l’arrivée de vagues successives de nouveaux produits pose un autre problème, plus concret celui-ci. Le changement fréquent des versions de logiciels et des solutions informatique oblige les consommateurs à être constamment à jour, ce qui implique des coûts.
Le risque, notamment dans les pays en voie de développement, est de se retrouver avec une autre fracture numérique entre grandes et petites structures économiques en terme de technologies utilisées. Pour M.Ezratty, il s’agit d’un problème global qui touche tous les pays. La démarche de Microsoft cherche justement à rendre accessible les dernières innovations technologiques à tous et à moindre coût. Rassurant.

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