Mme Bensaleh Chekroun : Le Maroc a pu accroitre ses exportations en 2012 grâce à l’industrie

Mme Bensaleh Chekroun : Le Maroc a pu accroitre ses exportations en 2012 grâce à l’industrie

Le Maroc a pu accroitre ses exportations en 2012 grâce au secteur de l’industrie, a affirmé, mercredi à Tanger, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mme Meriem Bensaleh Chekroun.

« Sur les 8 milliards de DH additionnels, 5,8 milliards proviennent des seules exportations réalisées par l’industrie automobile et 2 milliards sont à mettre au crédit de l’industrie alimentaire », qui continue de contribuer activement au développement de l’économie nationale avec 15,5% des exportations, a-t-elle précisé lors de l’ouverture des 3èmes Assises de l’industrie initiées sous le thème « Emergence, une dynamique engagée ».

Mme Bensaleh a relevé, dans le même sens, la maturité atteinte par le secteur du câblage électrique, avec ses 16 milliards de DH d’exportations, et celui des composants électroniques, avec 4 milliards de DH, tout en énumérant d’autres secteurs qui exportent relativement peu, mais qui ont le potentiel pour être des piliers de l’industrie nationale, comme celui de l’industrie pharmaceutique dont les ventes à l’étranger ont cru de 51% en un an.

« Qui mieux que l’industrie et la compétitivité des PME/PMI peut combler la fuite en avant de notre déficit commercial et rééquilibrer, un tant soit peu, notre balance des paiements creusée par des importations souvent trop massives », s’est interrogée Mme Bensalleh, soulignant que le Pacte national pour l’émergence industrielle, lancé il y a quatre ans, est « un des outils majeurs » du développement du Maroc.

« La convergence de tous les efforts pour la relance industrielle des filières pour lesquelles le Maroc possède des avantages compétitifs inscrit ce pacte dans une vision nécessaire, précise et pertinente », a-t-elle dit.

Elle a estimé que « cette pertinence est d’autant plus claire que cette vision engage à la fois les acteurs publics et privés pour faire réussir ensemble l’un des plus grands défis économiques » auquel le Maroc doit faire face : celui de se positionner comme une nation industrielle capable de jouer un rôle dans l’échiquier économique régional et mondial.

Et d’ajouter que cette réalité industrielle émergeante du Maroc commence à créer de la richesse et surtout de l’emploi, estimant que « l’initiative d’investissement, qui est notre objectif commun, se voit, toutefois, pénalisée par les délais de mise en activité et d’utilisation effective des plateformes industrielles intégrées et des agropoles ».

Mme Bensalleh a fait observer, à ce propos, qu’il convient également de « trouver de bonnes solutions et dans de bons délais à la réelle problématique de la disponibilité du foncier et au problème récurrent de l’amélioration du climat des affaires ».

« Nous devons appréhender une perspective qui nous intéresse tous face à cette formidable opportunité que nous permet la crise économique mondiale: une stratégie industrielle nouvelle basée non seulement sur les secteurs qui s’internationalisent et qui sont un pilier indispensable de notre économie, mais aussi sur les industries qui travaillent pour le marché locale », a-t-elle fait valoir.

Elle a indiqué que « les entrepreneurs sont convaincus du fait que le moment est venu de renforcer le tissu industriel national sous la double approche de l’exportation et de la demande locale », relevant qu’une « bonne assise industrielle, seule véritable créatrice de richesse et de valeurs, permet en temps de crise, d’atténuer les facteurs de risque et de diminuer l’amplitude des baisses commerciales ».

Mme Bensaleh a fait observer, en conclusion, que « l’industrie a besoin également d’une approche gouvernementale volontariste, ainsi que de paix sociale pour travailler dans la sérénité ».

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