Mohamed Aboullal : «On va collaborer avec nos amis algériens pour la sauvegarde de l’abeille saharienne»

Mohamed Aboullal : «On va collaborer avec nos amis algériens pour la sauvegarde de l’abeille saharienne»


ALM : Quel est objet de la convention que vous avez signée avec la Fédération algérienne des associations des apiculteurs ?
Mohamed Aboullal : Cette convention a été signée en marge du Salon international de l’agriculture à Alger entre la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’apiculture et la Fédération algérienne des associations des apiculteurs. C’est une convention qui vise en général le développement de la filière apicole au niveau des deux pays. Et ce pour faire face aux défis et la concurrence mondiale et  pour que nos deux pays soient compétitifs.  Dans ce sens là, on va pouvoir échanger le savoir-faire par diverses méthodes : des visites, l’organisation de formation de renforcement des capacités. On va étudier un peu la situation dans chaque pays, les points forts et les points faibles et voir dans quelle mesure on peut remédier à ces lacunes en usant des compétences et du potentiel qui existent dans les deux pays. Et seulement si le besoin s’en fait ressentir, on fera appel à d’autres compétences étrangères.
 
Comment se portent les abeilles au Maghreb ?  
La population des abeilles régresse au niveau mondial.  Chez nous aussi au Maghreb, je  pense que nous sommes atteints, mais pas avec la même intensité que l’Europe ou les Etats-Unis. Mais toutefois, je pense aussi qu’on a énormément de potentiel. Dans ce sens, on a des races adaptées, notamment la race saharienne.  On va collaborer avec nos amis algériens pour la sauvegarde et le développement de l’abeille jaune saharienne. Parce qu’il s’agit là de rareté et c’est une opportunité, des niches pour nous et mais aussi pour les autres pays puisqu’ils pourront profiter d’un même programme qui aura fait ses preuves au Maroc et en Algérie.

Comment sera mise en œuvre cette convention sur le terrain ?
Cette convention sera mise en œuvre et gérée par un comité technique. Bientôt on va se réunir pour élaborer un plan d’action qui va orienter les axes à  développer ensemble. Chacun de son côté va mettre les moyens qu’il faut, donc on va partager les rôles et les responsabilités. Par exemple, déjà nous au Maroc, on a signé un contrat-programme dans lequel  l’Etat nous appuie. Ce contrat-programme est d’un montant de 431 millions DH sur dix ans qui va nous permettre de remédier aux lacunes existantes.

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