Monde rural, terre de l’événementiel

C’est à Agadir qu’Eve a élu domicile pour la première fois. Ce fut en 1999. Une date à laquelle aucune agence d’événementiel n’opérait dans cette ville du sud marocain. Le choix d’Agadir n’est par ailleurs pas innocent. Il est même animé par plusieurs raisons.
Originaire de cette ville, son fondateur, Ismaïl Chafachaf, croyait et croit toujours dur comme fer en ses potentialités de développement et d’ouverture. «C’est une ville en chantier au niveau de plusieurs secteurs : halieutique, touristique….(…). Si les résultats ne sont pas palpables aujourd’hui, ils ne tarderont pas à le devenir dans un futur proche », assure le directeur général d’Eve.
Diplômé de l’ENCG d’Agadir, il a fait une année d’échange en France, puis un stage au sein de la maison Peugeot à Paris. Peu de temps après sa rentrée au Maroc, soit en 1999, il crée Eve Agadir. Une société d’événementiel et de marketing opérationnel qui, à son démarrage, ne comptait que deux personnes dans son effectif. Aujourd’hui, ce sont quelque cent trente personnes qui y travaillent, dont 30 permanentes et 100 représentant des animateurs auxquels il est fait recours en fonction des opérations à mener.
Ayant fait de l’évènementiel sa vocation, Ismaïl n’est jamais passé par une agence spécialisée dans ce domaine. Il est convaincu que le Marketing à la marocaine s’apprend sur le terrain. «Il ne s’agit pas d’appliquer fidèlement les théories relatées par les maîtres du marketing, mais de les adapter à la culture et aux besoins du pays», assure-t-il. Et d’ajouter : «j’ai une vision qui m’est propre et que je voulais mettre en oeuvre sans subir de censure».
Consciente des potentialités de travail qu’offre le monde rural, Eve y a mené bon nombre d’opérations d’animations en faveur de certains de ses clients. Sont à citer à titre d’exemple Procter&Gamble, ou encore le groupe Laalaj, qui «ont compris qu’il y a beaucoup à faire à ce niveau». L’animation rurale repose en effet sur deux techniques. Le choix de l’une ou de l’autre dépend de l’objectif et de la cible que se fixe l’annonceur. Ce dernier peut opter pour la formule d’animation grand public ou encore pour le porte-à-porte. «Grâce à cette technique, nous arrivons à toucher entre un et deux millions de foyers», lance M. Chafachaf.
Sur la base de sa propre expérience, il assure que l’évènementiel patauge encore au Maroc. «Nous avons jugé irrationnel de limiter l’intervention d’Eve à cette niche», explique-t-il. Pour combler les lacunes, l’agence en question a estimé qu’il est opportun d’étendre ses activités au Marketing opérationnel, continuité du marketing dans sa dimension la plus générale. C’est ainsi qu’il créa peu de temps après Eve Casablanca. «Nous avons voulu être plus proche de notre clientèle. Aussi, une antenne à Casablanca nous a permis d’agir efficacement au niveau de la région du centre et du nord-est».
A la veille des élections législatives, Ismaïl Chafachaf ne manque pas d’interpeller le futur gouvernement à mettre le politique au service de l’économique et non le contraire. « Encourager l’initiative privée et alléger davantage les procédures administratives doit constituer leur principale priorité ». Un voeu qu’il n’est d’ailleurs pas seul à exprimer.

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