Monétaire : succès pour les maturités

Monétaire : succès pour les maturités

Les dividendes tirés de la recette de la privatisation de la Régie des tabacs ont considérablement ralenti le rythme du recours du Trésor au marché de la dette intérieure. Durant le mois d’août, l’institution n’a sollicité à ce niveau qu’un montant total de 600 millions DH. Sur le marché secondaire, la tendance est à la baisse des volumes d’échanges avec un net penchant pour les maturités longues.
Sur la période, l’analyse de la BMCE note que le  marché monétaire a clôturé la dernière Réserve Monétaire obligatoire (RMO) avec un excédent de plus de 12 milliards DH suite au rejet par Bank Al-Maghrib (BAM) de l’ensemble des facilités de dépôts à 24 heures demandées en date du 18 août. Cette action a pour but de pousser le marché à l’autofinancement et d’éviter la rétention de cash appliquée par certaines banques de la place. Au total, les retraits de liquidité durant la semaine écoulée n’ont totalisé que 214 millions de dirhams.
Malgré ce contexte, les taux au jour le jour sur le marché se sont maintenus à des nivaux supérieurs à 3.00%, relèvent les analystes de la BMCE Capital.
En effet, le Taux moyen pondéré (TMP) interbancaire est ressorti à 3.05% contre 3.84% une semaine auparavant.
Cette situation était prévisible au regard des remboursements au titre de la dette du même mois (1.1 milliards) et du solde du Trésor auprès de BAM.
De plus, la recette de la privatisation de 20% de la Régie des Tabacs est venue conforter davantage cette donne. Le marché secondaire quant à lui, est en perte de dynamisme de semaine en semaine. Au courant de la semaine écoulée, seuls 378 millions ont été échangés contre 847 millions une semaine plus tôt. L’ensemble des échanges a concerné les maturités longues avec une fluctuation de plus ou moins cinq  points de base.
Le recours du Trésor au marché de la dette intérieure n’a porté que sur un total de 600 millions durant le mois d’août. Pour les analystes, la hausse du montant requis au titre de la nouvelle Réserve monétaire (800 millions) devrait contribuer à une légère hausse du loyer de l’argent: en moyenne 3.50%. D’autant plus que le solde du système est à peine supérieur au montant requis et que les banques favorisent la constitution de leurs réserves.
Les conditions du marché obligataire ne devraient connaître aucun changement lors de la semaine à venir : faibles échanges et stabilité des rendements. En ayant moins recours au marché local que par le passé, le Trésor qui poursuit, depuis des années, une politique de désendettement à l’extérieur, parvient à freiner l’envolée de la dette intérieure. Une politique gagnante selon les observateurs.

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