Moody’s : Une bonne note pour le Maroc

Moody’s : Une bonne note pour le Maroc

Après la Cnuced, qui a salué lors de sa réunion tenue à Genève il y a deux semaines, les progrès économiques réalisés par le Maroc, c’est au tour de l’agence Moody’s de s’intéresser au Royaume. Dans son rapport 2007 destiné aux marchés (et ne constituant pas une notation), l’organisme américain, la deuxième agence de notation financière au monde, a passé en revue les différents pans de l’économie marocaine. Plusieurs points positifs retiennent l’attention de l’agence : la réduction de la volatilité du PIB et l’amélioration de la position fiscale du gouvernement, deux éléments qui impactent positivement les ratios souverains du royaume. De même, les analystes notent une amélioration de la flexibilité, conséquence de l’expansion de la croissance du PIB hors agriculture.
Les réformes structures menées par le royaume ont été particulièrement mises en exergue par ce rapport qui rappelle que la notation Ba1 accordée au Maroc reflète la tendance à l’amélioration générale constatée ces dix dernières années. La maîtrise des ratios d’endettement du Gouvernement, fruit des réformes entreprises est particulièrement appréciée des analystes.
Le rapport reste notamment optimiste pour l’année 2007, escomptant une croissance qui va probablement demeurer forte en 2007, et ce après une année 2006 qui a vu le PNB accroître de 8,1%. «Sur le moyen et le long termes, nous nous attendons à ce que les tendances positives se poursuivent puisque la flexibilité grandissante de l’économie marocaine est liée aux changements structurels», indique le rapport dont une synthèse a été publiée par l’agence MAP. Le rapport indique que la flexibilité grandissante de l’économie marocaine s’est manifestée en 2005 par une augmentation du PIB réel du pays qui s’est situé à 2,4% en dépit de plusieurs chocs exogènes, dont la hausse des prix du pétrole, l’élimination des quotas commerciaux sur les textiles et l’habillement, les conditions climatiques défavorables et les effets des invasions acridiennes.
D’autre part, alors que le gouvernement poursuit sa politique de subvention suivie pour certains produits, notamment les produits pétroliers et dérivés, l’assiette fiscale s’est considérablement consolidée, en raison du développement économique, relève le rapport. Ainsi, le déficit fiscal devrait baisser de 3,3% du PIB en 2007.
Cette réforme structurelle entreprise par le Maroc avait été bien notée par la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour la coopération économique et le développement), qui y voit les explications à l’attractivité du territoire Maroc, quatrième destinataire des IDE en Afrique avec un flux brut de 2,9 milliards de dollars. Reste à aller plus à l’avant dans le sens des recommandations de l’organisme onusien, pour attirer d’avantage les investissements dans la R&D (recherche et développement) et la mise en place d’une agence de promotion de l’investissement.

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