Mot d’ordre : La complémentarité

Que représente le marché marocain pour une société comme Qatar Airways ?
Bahjat Helweh : Le marché marocain est d’une importance capitale pour notre compagnie. C’est la raison pour laquelle nous avons entamé des vols de et à destination du Maroc, il y a plus d’une année. Cette importance ne concerne pas uniquement le transport aérien, mais va bien au-delà. Nous visons également l’encouragement des échanges commerciaux et la promotion du tourisme. Qatar Airways est l’une des compagnies aériennes qui se développent le plus au monde. Elle est classée 7ème à l’échelle mondiale à ce niveau. Nous désservons plus de 40 pays. Nous disposons d’une flotte très importante, constituée exclusivement d’Avions Airbus ( 330, 300, 320, 319). Il s’agit également de l’une des flottes les plus modernes qui existent. Mais ce n’est pas pour autant que tous nos objectifs sont atteints. Nous couvrons un nombre réduit de pays dans certaines régions du monde, notamment en Afrique où nous sommes présents uniquement aux pays arabes.
Notre stratégie au Maroc est basée sur une étroite coopération avec la Royal Air Maroc et sur plus d’un niveau. Il s’agit moins d’une coopération régionale que d’une collaboration à l’international qui consiste à faire appel à la RAM dans les régions où nous sommes les moins présents et vis versa.
Quelle est la nature de ce partenariat ?
Ce que nous recherchons, c’est un partenariat dont l’apport serait d’atteindre une complémentarité d’offres et de services. D’autres pays d’Europe, les Etats-Unis le font actuellement. Les coûts et charges que doit assumer une compagnie à elle seule sont très élevés.
La seule alternative est de trouver les voies et moyens d’une complémentarité à même d’alléger ces coûts tout en permettant une optimisation des résultats. La RAM dessert l’Amérique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, où nous accusons une faible présence. La Qatar Airways, quant à elle, dessert plusieurs pays d’Asie et de l’Extrême-orient, des destinations géographiquement hors de portée pour la RAM. C’est là où se trouvent à la fois la force et la faiblesse de chacune des deux compagnies. Nous misons à cet égard sur une complémentarité à même de profiter, ne serait-ce qu’en termes de zones couvertes, à nos deux sociétés et dont le point de départ sera Casablanca.
Vous avez parlé d’une coopération qui va au-delà du secteur aérien pour en embrasser d’autres, notamment le tourisme. Techniquement, comment cela va-t-il se passer ?
Une compagnie aérienne est par définition un moyen de transport. Un moyen à même d’encourager le tourisme en permettant aux agences de voyages de bénéficier de ses services. Nous travaillons dans ce sens par la promotion de la destination Maroc, à partir des pays où nous sommes installés, notamment les pays d’Asie comme la Corée du Sud, la Malaisie, le Golfe. Une façon d’avoir d’une pierre deux coups.
S’agissant du transport aérien proprement dit, quel est votre plan de développement de votre compagnie au Maroc ?
Nous assurons actuellement deux vols Doha-Casablanca par semaines. Et nous entendons passer à trois vols très prochainement. Avec la perspective de la libéralisation du secteur aérien, nous restons très confiants quant au développement des activités de Qatar Airways au Maroc. Nous sommes très attentifs à cette dynamique. Il y va également du développement des relations économiques entre les pays arabes. Un développement qui souffre toujours de plusieurs obstacles.
La guerre contre l’Irak, ne risque-t-elle pas de pénaliser à la fois votre activité et vos plans de développement ?
Il n’y a pas que le secteur aérien qui risque de faire les frais d’une éventuelle guerre contre ce pays. Notre souhait est qu’il n’y ait pas de guerre. Sinon, à l’image de toutes les autres compagnies, nous disposons d’un programme «préventif», notamment en matière de sécurité des avions et des passagers.

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