Mounir Benzemouri : La tendance baissière de la Bourse ne se poursuivra pas à moyen terme

Mounir Benzemouri  : La tendance baissière de la Bourse ne se poursuivra pas à moyen terme

ALM : Que pensez-vous du comportement du marché boursier ?
Mounir Benzemouri : Le marché boursier s’inscrit en ce début de 2013 dans une morosité ambiante, entamée depuis le début de l’année 2011. Cette tendance baissière est due à la dégradation du contexte économique tant au niveau national qu’au niveau international, notamment en zone euro principal partenaire économique du Royaume. C’est ainsi que la place boursière casablancaise, à l’instar de son indice-phare le Masi, a plongé dans le rouge. Dans ce sens et malgré la publication en cours des résultats annuels des sociétés cotées, les investisseurs adoptent une attitude de «Wait and see», se traduisant par de faibles volumes échangés sur la place boursière marocaine.

Peut-on espérer une reprise en cette année 2013 ?
Techniquement, il est important de noter que l’évolution du marché boursier est cyclique, à des périodes de croissance soutenue, succèdent des périodes de stagnation ou de baisse. En analysant l’évolution historique de la Bourse de Casablanca, nous pouvons constater clairement qu’un cycle (baissier ou haussier) dure en moyenne entre 3 et 4 ans. Ainsi, nous considérons que le cycle baissier dans lequel évolue la Bourse de Casablanca actuellement ne devrait pas se poursuivre à moyen terme.
Parallèlement, il faut rappeler que l’un des principaux rôles d’une place financière est de refléter l’économie réelle d’un pays. Ainsi, nous ne pouvons pas envisager une reprise à très court terme, dans un contexte économique national peu propice.

Les actions de la Bourse de Casablanca pour combler ses besoins en liquidité sont-elles suffisantes ?
La liquidité du marché constitue le principal handicap de la place financière casablancaise. En effet, au titre des trois dernières années, les montants moyens quotidiens échangés sur le marché central sont nettement en dessous de la moyenne enregistrée en 2007. Afin de doper la liquidité du marché, la Bourse de Casablanca a adopté des mesures techniques en vue de relancer le marché et permettre plus de flexibilité aux investisseurs dans leurs transactions. Ceci est en effet une mesure parmi d’autres, qu’il ne faut pas juger séparément. Les efforts sont nombreux et nous pouvons citer les textes de loi adoptés ou en cours d’adoption qui apportent chacun une réponse à un besoin du marché (Prêt emprunt de titres, Marché à terme, Appel public à l’Epargne, Casablanca Finance City).
Sur un registre réglementaire, nous notons les incitations du CDVM aux émetteurs pour l’amélioration de la communication financière, véritable donne pouvant permettre aux investisseurs d’orienter leurs décisions d’investissement ou d’arbitrage sur le marché. Ajoutons à cela le projet de modification de la circulaire du CDVM incluant les contrats de liquidité adossés aux programmes de rachat, etc. Il me semble que chaque opérateur à son niveau entreprend des mesures visant à  améliorer la liquidité du marché et rétablir la confiance des investisseurs. Cela dit, nous avons encore besoin de rattraper le retard en comparaison avec les pays développés et émergents en la matière.

Quels sont, selon vous, les secteurs porteurs en ce moment ?
D’un point de vue fondamental et rationnel, il est plus utile de raisonner valeur plutôt que secteur. Dans ce sens, pour se positionner sur une valeur cotée il faut toujours en mesurer le couple risque-rendement et prendre en considération cinq points clés, à savoir les perspectives de croissance qu’offre le secteur ainsi que la valeur, les fondamentaux de la société, le niveau de valorisation et la cherté de la valeur, le rendement que procure la valeur, et le retour sur investissement. Par ailleurs, il faut souligner que c’est en période de crise que l’investissement à long terme devient attractif puisque plusieurs sociétés qui disposent de fondamentaux solides sont sous-valorisées et s’échangent à des prix intégrant une décote importante.

Comment Sogécapital Bourse conseille-t-elle ses clients ?
Forte de son appartenance au Groupe Société Générale, Sogécapital Bourse développe son savoir-faire et son expertise dans les métiers de l’intermédiation et de l’ingénierie boursière au service de ses clients pour lesquels elle offre un conseil avisé et un service personnalisé, une information pertinente et une confidentialité garantie. En outre, Sogécapital Bourse conseille ses clients sur la base d’une analyse fondamentale et technique de l’ensemble des valeurs du marché boursier, selon le profil de chaque client, son aversion au risque et son horizon de placement.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *