Mustafa Amzough : «La stratégie aquacole est en plein essor»

Mustafa Amzough : «La stratégie aquacole est en plein essor»

Entretien avec Mustafa Amzough, chef du département de l’investissement, de la promotion et des études au sein de l’Anda

ALM : En quoi consiste l’univers aquacole tenu en marge du Salon Halieutis ?

Mustafa Amzough : C’est un espace d’échange dans lequel on a regroupé tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’aquaculture depuis l’écloserie, notamment les fournisseurs d’alevins et de petits coquillages, les fournisseurs d’équipement et les gens qui font l’ingénierie et le conseil aquacole. On a avec nous les acteurs aquacoles qui présentent leurs produits et qui cherchent les opportunités d’extension, mais également des porteurs de projets et les partenaires qui travaillent dans la recherche et développement. On a invité dans cet espace plusieurs pays étrangers dont la Norvège, l’Espagne, l’Italie, la France.

Comment avance la stratégie aquacole aujourd’hui au Maroc ?

Cette stratégie est en plein essor grâce à un travail de fond qui a été fait par l’Anda qui consiste en la planification aquacole, en identifiant les sites propices pour l’élevage des différentes espèces marines, et aussi grâce à l’engouement des partenaires privés car ce qu’on fait en fin de compte c’est de préparer un environnement d’investissement propice pour que la partie privée, que ce soit les investisseurs étrangers ou nationaux, puisse s’installer facilement et réussir ses projets. On a environ 250 projets en Méditerranée, la région du Souss-Massa, la province de Sidi Ifni, l’Oriental, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, et Dakhla-Oued Eddahab, qui sont en cours d’installation, avec l’objectif de produire environ 160 mille tonnes par an.

Qu’en est-il des projets programmés dans la région du Souss-Massa ?

Une conférence de presse a été présidée par Monsieur le ministre au mois d’octobre dernier pour annoncer les résultats du premier appel à manifestation d’intérêt. 23 projets sont en cours de démarrage dans la région, la première ferme des moules va commencer le mois prochain dans la région d’Imi Ouaddar, les autres suivront, ils sont dans la phase d’achat de matériel et de recrutement de personnel qualifié pour l’installation de leurs projets.

Est-ce que les produits aquacoles seront à la portée du consommateur marocain ?

Oui, effectivement parce que même les produits qui seront élevés dans la région du Souss-Massa, par exemple les moules seront  à la portée du consommateur marocain. Cette région est parmi les grands hubs industriels en termes de valorisation des produits de la mer dans les conserveries, qui sont dans l’attente de ce genre de matière première en plus de la sardine, parce qu’il y a une véritable demande locale des moules. Les algues seront destinées à la valorisation.

Un mot pour présenter l’avenir de l’aquaculture au Maroc ?

On est tellement confiants grâce effectivement à l’engouement des opérateurs privés et grâce aux industriels et aux investisseurs nationaux et étrangers ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs et coopératives de marins-pêcheurs qui sont en cours d’être installés. En plus du rôle de l’administration, l’Anda, le département de la pêche maritime, et les conseils régionaux.

Quelles sont les facilités accordées aux investisseurs ?

Nous avons travaillé, en plus de la planification aquacole, sur les incitations fiscales et douanières. Au début, par rapport aux aliments pour poissons, ils étaient assujettis à un droit d’importation de 25%, maintenant il est réduit à 2,5%. La TVA était à 20%, maintenant elle est à 0%.  Il y a aussi une exonération totale de tout ce qui est alevins et naissains à l’importation au niveau local.

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