Nadia Rhaouti : «Le Maroc est idéalement situé comme une plate-forme d’exportation pour l’UE»

Nadia Rhaouti : «Le Maroc est idéalement situé comme une plate-forme d’exportation pour l’UE»

ALM : À quelle mesure l’European Seafood pourrait-il contribuer au développement du secteur de la pêche au Maroc?
Nadia Rhaouti : L’European Seafood est considéré comme la plus importante plate-forme européenne du secteur des produits de la mer, il a attiré lors de sa dernière édition plus de 36.200 visiteurs professionnels en provenance de 100 pays et plus de 1.950 exposants originaires de 80 pays et ce sur une superficie totale de 33.000 m². La présence sur cette plate-forme permet aux exportateurs marocains de connaître les tendances du secteur à l’échelle internationale notamment en matière de production, d’emballage ou de variétés de produits et des sous-secteurs les plus demandés à l’export. Enfin, l’European Seafood permet aux exposants de s’informer sur les nouvelles tendances à l’international et l’innovation en matière de congélation, fumage, conservation, emballage et élaboration des produits de la pêche.

Au milieu de tout cela, quelle place réservez-vous au petit pêcheur?
Maroc Export, outil marketing de la stratégie nationale de promotion des exportations «Maroc Export Plus», encourage la participation de toutes les catégories du secteur de la pêche, notamment les petits pêcheurs, et ce, à travers la subvention de la participation des exposants marocains au Salon de l’European Seafood à hauteur de 80%. Aussi, toute entreprise et opérateur, quelle que soit la taille de leurs unités, bénéficient du même service de communication, affichage, animation, expédition des échantillons, mises en relation commerciales et promotion des produits au sein du pavillon du Maroc.

Quels sont les nouveaux engagements de Maroc Export en marge de cette édition?
Notre objectif est toujours le même, la meilleure représentation possible des produits marocains à travers l’exposition du potentiel halieutique marocain dans un grand pavillon personnalisé avec un agencement professionnel rappelant le secteur de la pêche et assurant une bonne visibilité des exposants marocains. Ceci passe par la mise en relation commerciale entre les opérateurs marocains et les prospects étrangers et une bonne animation du pavillon marocain à travers la dégustation de mets marocains à base de poissons préparés localement par des cuisiniers professionnels. Enfin, lors de cette édition, l’accent est particulièrement mis sur la communication auprès des visiteurs sur les atouts significatifs dont dispose le Maroc, à savoir les variétés de poissons, géographie des côtes, qualité de l’eau et le développement de l’aquaculture marine.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur de la pêche?
Le Maroc est idéalement situé comme une plate-forme d’exportation pour les marchés de l’Union européenne, la Côte Est américaine et autres marchés comme le Moyen-Orient ou l’Asie. Il dispose d’une industrie moderne et dynamique en pleine croissance avec une politique libérale et avantageuse pour les investissements. Au niveau national, le secteur de la pêche possède des points forts et offre des opportunités qui lui promettent un fort potentiel de développement.
La pêche est pratiquée sur plus de 3.500 km de côtes marocaines et sur une zone économique exclusive de 200 milles marins. Les principales prises sont constituées de différents types de poissons et autres produits (poissons blancs, bleus, céphalopodes, crustacés, mollusques, algues marines et produits de l’aquaculture). Le Maroc est considéré comme l’un des principaux producteurs de poisson en Afrique et un chef de file mondial dans la production de conserve de sardines. Il est le symbole de la diversité et des ressources halieutiques abondantes.
L’industrie de la pêche et fruits de mer est constamment élevée au premier rang des priorités nationales de développement en raison de sa place dans le développement économique et social, comme le précise le Plan Halieutis. Aussi, les industries de la pêche sont conformes aux normes internationales les plus strictes et sont pour la plupart certifiés ISO 9001 et 22000, HACCP, Ecolabel. Elles permettent, dans ce sens, au Maroc de conforter sa position de leader historique sur certains produits clés (le Royaume est leader sur le marché international pour les sardines en conserve, avec une part de marché dans l’exportation de plus de 45%).

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