Nexas Maroc: à conserver

Nexas Maroc: à conserver

Le marché des câbles électriques est fortement internationalisé. Parmi les acteurs mondiaux opérant dans ce secteur, trois se distinguent : le japonais Sumitomo, le Français Nexas et l’Italien Pirelli Cables & Systems. Au Maroc, une dizaine d’opérateurs rivalisent sur ce marché, dont Nexas Maroc, Afrique Câbles, filiale du Groupe CHAABI, Cablerie du Maroc et Imacab, filiale d’Ingelec. « Nexans Maroc détiendrait près de 40 % de parts marché sur le segment d’activité des câbles d’énergie », estiment les analystes de la BMCE Bank Bourse dans une note de recherche dédiée à la valeur cotée à la Bourse de Casablanca. Les intervenants locaux ne sont que faiblement concurrencés par les importations en raison des droits de douane élevés pratiqués par l’Etat ; oscillant entre 17,5 % pour les fils en cuivre et 50 % pour les câbles isolés. Toutefois, le démantèlement douanier progressif avec l’Union Européenne -UE- entré en vigueur depuis mars 2003, laisse présager une reconfiguration de l’environnement concurrentiel de la société à l’horizon 2007 Nexas Maroc approvisionne les régies communales et l’ONE en transformateurs de distribution et en cellules électriques fabriquées sous licence ALSTOM. La société fournit également les câbles de distribution aérienne en basse tension et les câbles pour les réseaux souterrains moyenne tension. Pour l’industrie, tertiaire et bâtiment, la société possède une gamme de produits composée de câbles industriels, de câbles armés souterrains et de câbles domestiques. La société fabrique des câbles cuivres enterrés ou aériens, destinés au réseau téléphonique fixe. Quant aux batteries, l’offre de Nexas se décline en quatre catégories de produits, à savoir les batteries de démarrage pour les véhicules, les batteries stationnaires pour les alimentations de secours, les batteries de traction pour les engins de manutention et les batteries solaires. Sur le volet financier, l’endettement de la société est composé en 2002 uniquement de dettes à court terme, servant essentiellement à compenser les longs délais de paiement accordés à l’Etat. Le taux d’endettement net se fixe, en 2002, à 12,8 % contre 18,0 % une année auparavant. Pour sa part, le ratio d’autonomie financière s’améliore de 4,2 points à 66,2 %. “La société dispose, par conséquent, d’une marge de manoeuvre assez confortable pour financer ses investissements futurs», précise la note de recherche. Le chiffre d’affaires de NEXANS MAROC s’est contracté de 7,7 % à 668,5 millions de DH en 2002. À l’exception des ventes de transformateurs, lesquelles se sont hissées de 13,7 % à MAD 70,3 millions de DH, les autres activités de la société se sont affichées en territoire négatif. « Ainsi, en dépit de la croissance de 8,3 % du segment câbles d’énergie, les revenus générés par l’activité câbles ont diminué de 10,3 % à MAD 477,4 millions en raison du gel par Maroc Telecom de la quasi-totalité de ses investissements dans le fixe » est-il précisé. La Trésorerie Nette -TN-, structurellement négative, s’établit à -58,2 millions de DH en 2002, en amélioration de 27,3 % par rapport à l’année écoulée. «Dans l’attente de plus de visibilité sur les résultats futurs de la stratégie de Nexas Maroc, et au regard du niveau de valorisation obtenu, nous maintenons notre recommandation de conserver le titre dans les portefeuilles», recommande l’étude BMCE Capital Bourse.

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