Nizar Baraka: «Nous sommes en train d’apprendre au fur et à mesure»

Nizar Baraka: «Nous sommes en train d’apprendre au fur et à mesure»

ALM : Où en est l’étude sur le capital immatériel menée par le CESE et Bank Al Maghrib ?
 

Nizar Baraka : L’étude a été lancée et il y a un bon nombre de travaux qui ont déjà vu le jour. Nous avons établi une note de cadrage, un comité scientifique a été mis en place et les différentes commissions du CESE travaillent sur plusieurs thématiques. Nous travaillons sur la gouvernance, la compétitivité, la répartition des richesses au niveau territorial et entre les citoyens, mais également sur la gestion durable des ressources, sur la stabilité, la paix sociale sur le capital humain et comment le développer, la confiance, etc. Il y a aussi un chantier de taille sur le plan technique pris en charge en collaboration avec Bank Al-Maghrib portant sur la mesure de la valeur globale du pays. Ce comité analyse et améliore l’approche de la Banque mondiale pour l’adapter à la réalité marocaine.

Cette étude est-elle susceptible d’opérer certains changements sur les grandes orientations du pays ?

Je dois dire que le travail que nous sommes en train de faire devra nous faire aboutir à un besoin de changer de paradigmes. Il est vrai que notre mode de conception des politiques publiques et du mode de gouvernance et les intérêts sur lesquels on devrait mettre plus l’accent vont nécessairement changer. Car, lorsqu’on intègre les composantes du capital immatériel dans le cadre des politiques publiques ou lorsqu’on intègre aussi la richesse globale du pays et non pas uniquement l’aspect productif et la meilleure répartition des richesses cela nécessite nécessairement une révision de notre conception et de notre vision des choses. C’est ce sur quoi nous sommes en train de travailler actuellement et c’est l’objet de la commande royale.

Considérez-vous que vous êtes près du but en matière d’élaboration du rapport ?

Il est très difficile d’évaluer de manière précise l’avancement de cette étude et de lui attribuer un pourcentage. C’est un travail très complexe, nous sommes en train d’apprendre au fur et à mesure. Avec la réflexion, d’autres dimensions apparaissent. Nous maîtrisons de plus en plus les concepts, et ce que je peux vous assurer c’est que l’on avance. Le plus important c’est que les études sont lancées, les auditions ont démarré, nous avons une feuille de route très claire et nous devrons être au rendez-vous.

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