Notation: Bons baisers de Moody’s à l’économie marocaine

Notation: Bons baisers de Moody’s à l’économie marocaine

L’agence de notation a amélioré les perspectives de la note souveraine du Maroc qui passent de stables à positives

Les exportations marocaines sont soutenues par la diversification et l’orientation vers les secteurs à plus forte valeur ajoutée, notamment l’automobile, l’aéronautique et l’électronique.

Bonne nouvelle pour l’économie nationale. L’agence de notation Moody’s vient d’améliorer les perspectives de la notation du Royaume. Celles-ci passent de stables à positives. La note souveraine actuelle du pays est, quant à elle, restée stable à «Ba1». Pour l’agence américaine, «les principaux points clés dans la notation du pays sont l’amélioration de la position extérieure reflétée par l’accumulation de réserves de change à la suite des dynamiques nouvelles des industries exportatrices et de la baisse des importations pétrolières combinée à une amélioration des équilibres budgétaires, reflétant un assainissement budgétaire progressif, mais régulier, soutenu par les réformes des retraites publiques et de la Caisse de compensation».

Moody’s s’est beaucoup attardé sur les performances de l’industrie marocaine à l’export. «Les exportations marocaines sont soutenues par la diversification et l’orientation vers les secteurs à plus forte valeur ajoutée, notamment l’automobile, l’aéronautique et l’électronique qui ont dépassé les exportations traditionnelles des secteurs du phosphate, de l’agriculture ou du textile avec une croissance à deux chiffres en 2016», signale Moody’s qui s’attend à ce que «les résultats à l’exportation du pays dans ces nouveaux secteurs restent dynamiques en réponse à leur intégration accrue dans la chaîne de production mondiale». La même source a également précisé que l’amélioration des perspectives de la notation est principalement due à «l’amélioration de la performance budgétaire du pays, reflétant un rythme progressif mais régulier d’assainissement budgétaire». «Le déficit budgétaire a diminué de façon constante à 4,0% du PIB à la fin de 2016, contre 7,3% en 2012, principalement sous l’effet de la baisse du prix des subventions à environ 1,2% du PIB, contre 6,5% en 2012», informe Moody’s. Cette dernière a également salué la réforme paramétrique des retraites du secteur public ainsi que d’autres initiatives de réforme, qui ont été entreprises avec la coopération technique du FMI dans le cadre de trois programmes consécutifs de précaution et de liquidité depuis 2012. «La mise en œuvre presque complète de la loi organique sur le budget, la poursuite de la décentralisation fiscale, en plus de la réforme fiscale dans le but d’élargir l’assiette fiscale, de réduire les exemptions et d’améliorer l’environnement des entreprises», sont également citées en exemple par l’agence.

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