Noureddine Elouajih: «Le Maroc est en passe de devenir une grande puissance africaine»

Noureddine Elouajih: «Le Maroc est en passe de devenir  une grande puissance africaine»

ALM : En tant que président du CFN, club initiateur de ce 1er meeting africain, quelles sont les principales recommandations de cette rencontre ?
 

Noureddine Elouajih : Ce grand événement africain a pu tenir ses promesses en faisant la part belle aux sujets prioritaires en rapport avec son thème principal «La coopération Sud-Sud, un vecteur de développement de l’Afrique». Toutes les interventions ont confirmé, lors de ce premier meeting, le positionnement de notre pays comme une plate-forme de développement économique du continent.

Nous citons, entre autres, le rôle que joue le Maroc dans la formation des ressources humaines africaines. Notre échange avec certains pays désirant tirer profit de notre expérience aussi bien en matière de diversification économique (politiques sectorielles) que sociale (Initiative nationale pour le développement humain).
Beaucoup de pays africains s’appuient sur le modèle marocain dans leurs politiques de diversification, en particulier dans l’agriculture, les mines (phosphate) et l’habitat.

Quel est l’objectif principal de cet événement ?

Parmi les objectifs de ce premier meeting, créer un pont de coopération et de fraternité entre le Maroc et les pays de la région de l’Union économique et monétaire de l’ouest africain (Uemoa). Cette union regroupe huit pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les activités de cet événement visaient aussi à soutenir et à développer l’économie du continent grâce à l’activation d’un certain nombre d’accords et traités signés par le Maroc avec plusieurs pays africains, en particulier ceux de l’Afrique de l’ouest. Le Maroc est en passe de devenir une grande puissance africaine grâce à son important rôle dans le développement socio-économique des pays du continent et le renforcement de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

Pourquoi avoir choisi Tanger pour la tenue de cet événement?

Ce choix est le fruit d’un double constat. Premièrement parce que le Nord a connu, en 2008, la création du CFN, une nouvelle entité constituée par des directeurs financiers et cadres financiers professionnels, intervenant dans les domaines de la finance sous tous ses aspects juridiques, techniques et opérationnels et que j’ai l’honneur de présider. Ensuite Tanger est considérée comme la porte principale du continent africain et trait d’union entre l’Afrique et l’Europe, elle regroupe aussi un tissu d’entreprises de plus en plus dense drainant un nombre croissant de financiers.

Quelle est la deuxième ville choisie pour la prochaine édition du meeting africain et gardera-t-il le même objectif que sa première édition ?

Les participants se sont mis d’accord pour l’organisation du deuxième meeting dans une ville de la zone Uemoa. Le choix est porté pour le moment sur la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire pour accueillir cet événement.

Cette deuxième édition gardera le même objectif que celui du premier meeting, à savoir constituer un lieu de rencontre des investisseurs et des directeurs financiers de la région Uemoa avec leurs homologues de la région Nord du Maroc. C’est aussi une occasion pour partager les expériences et prolonger les échanges entre le Royaume et les pays de la zone Uemoa.

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