Nouvelle génération des accords de libre-échange chez les pays de l’OCI: Le Maroc cité en référence

Nouvelle génération des accords de libre-échange chez les pays de l’OCI: Le Maroc cité en  référence

La globalisation de la production mondiale et l’accélération de la nouvelle vague de régionalisme interpellent les pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Au moment où les accords de libre-échange atteignent un nouveau stade de maturité, la réflexion des pays membres porte sur l’apport de cette nouvelle configuration, notamment en termes d’échanges intra-OCI.

C’est autour de cette thématique que se déroulent les travaux d’un séminaire organisé, actuellement, par le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et le département de l’intégration et de la coopération de la Banque islamique de développement (BID). Cet événement, qui se poursuit jusqu’au 6 mai à Casablanca, ouvre le débat autour de la modernisation de l’arsenal des accords préférentiels et régionaux entre les pays de l’OCI.

Se référant aux initiateurs de ces rencontres, ces engagements sont parfois «désuets» par rapport aux effets escomptés. En intervenant à cet égard, Mohamed Abbou, ministre délégué auprès du ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, chargé du commerce extérieur, a appelé à «la mise en place d’une feuille de route qui permettra de clarifier la vision d’avenir des pays membres de l’OCI et de dynamiser les accords existants sur le plan interne afin de les rendre plus efficaces».

Une étude a été présentée aux participants mettant en relief l’impact de la nouvelle génération des accords commerciaux de libre-échange dans la région OCI. «Il s’agit d’une étude qualitative. La finalité étant de voir si lesdits accords contribuent à pallier les insuffisances des accords classiques qui se limitaient uniquement aux échanges commerciaux», explique à ALM Brahim Allali, consultant en charge de l’élaboration de l’étude. La méthodologie engagée s’appuie sur des études de cas réussis dont celui du Maroc qui s’affiche comme référence régionale.
En effet, le Royaume est impliqué dans une soixantaine d’accords.

Citons en l’occurrence les accords de libre-échange établis avec l’Union européenne et les États-Unis et qui relèvent de la nouvelle génération. «Le Maroc a acquis une bonne expérience dans le domaine mais il peut faire mieux, et ce en s’appuyant lors de la préparation des accords sur une analyse complète de la chaîne de valeur nationale de manière à identifier ses faiblesses et ses forces. Le but étant de capitaliser sur ses points forts pour tirer le meilleur des éventuels accords de libre-échange», souligne M. Allali.

L’étude, articulée sur 5 parties, dévoile des résultats mitigés. Selon M. Allali, «certains accords créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent».

A partir de ce constat, l’étude recommande aux pays de l’OCI une bonne compréhension de leurs besoins en vue d’intégrer des accords qui optimiseront davantage leurs chaînes de valeur nationales. L’étude tend également à adopter un référentiel qui permettra aux pays de l’OCI de savoir quel modèle de convergence choisir. Le but étant de tracer des repères qui éviteront aux pays de l’OCI d’être tiraillés entre deux cultures différentes.

«Il ne faut pas engager un nouvel accord s’il est en chevauchement avec un autre. Je dirais que l’essentiel de ce que l’on gagne au niveau d’un accord découle d’une bonne compréhension de son économie et éventuellement d’une bonne préparation», révèle M. Allali.

Pour maintenir ce cap, les pays de l’OCI sont appelés à conduire des études d’impact et des simulations très avancées pour évaluer l’impact desdits accords non seulement sur le plan économique et social mais aussi pour déterminer les retombées sur les relations avec les pays partenaires.

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