Nouvelle stratégie de pêche

Nouvelle stratégie de pêche

Sous la présidence du Premier ministre, Driss Jettou, les différentes associations des pêches côtière, hauturière et artisanale, se sont réunies avec le ministre de la Pêche maritime, le ministre délégué chargé des Affaires économiques, des Affaires générales et de la Mise à niveau de l’Economie, et les directeurs de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) et de l’Office national de la pêche (ONP). L’objectif est de donner l’aval, de l’ensemble des opérateurs du secteur à la nouvelle stratégie d’exploitation de la pêcherie poulpière.
La nouvelle stratégie de l’exploitation de la pêcherie poulpière résulte des travaux de trois commissions qui ont traité respectivement des causes ayant conduit à la déstructuration de la pêcherie, des mesures de redressement et de pérennisation de la ressource poulpière, ainsi que des dispositions à mettre en place pour accompagner le secteur céphalopodier dans la perspective de la reprise de son activité sur des bases saines permettant tout à la fois de sécuriser biologiquement la pêcherie, les investissements publics et privés qui y sont attachés ainsi que le capital humain qui y est investi.
Cette stratégie résulte d’un long processus de réflexion, de consultation et de concertation au sein de ces trois commissions qui ont regroupé l’Administration, la recherche et la profession dans ses segments artisanal, côtier et hauturier.
Le nouveau plan d’aménagement et d’exploitation de la pêcherie qui se base sur la définition, par l’INRH, d’un quota national de poulpe en fonction du renouvellement naturel du stock poulpier, concerne les pêches hauturière, côtière et artisanale.
Pour la pêche hauturière, le nouveau plan vise l’instauration du système de quota individuel de poulpe par bateau, exprimé en pourcentage du quota du segment hauturier, ajusté au moyen d’un coefficient de pondération en fonction de la puissance des navires. Ce quota est réparti en deux périodes de pêche et transférable au sein de la même entreprise ou groupe d’entreprises. Il offre également la possibilité de pêche d’espèces autres que le poulpe, y compris pendant les périodes de fermeture de la pêche au poulpe.
Le plan prévoit également un appui de l’Administration au profit de l’armement hauturier pour la reconversion d’une partie de cette flotte vers des pêcheries autres que le poulpe et la crevette. En vertu de cet accord, le maillage minimum sera porté à 70 mm six mois après la reprise de l’activité de pêche en 2004 et la fixation de la taille commerciale minimale autorisée à la catégorie T7. La catégorie T9 est à proscrire définitivement. Un seuil de tolérance de 5 à 10%, selon la saison, sera admis pour la catégorie T 8. Le plan prévoit aussi la pêche au-delà de 12 miles nautiques de la reprise jusqu’à fin 2004. Après cette date, le chalutage sera autorisé au -delà de 12 miles les deux mois qui suivent le repos biologique de l’automne. Pour le reste de l’année, le chalutage est autorisé à partir de 10 miles de la côte.
Il stipule également l’interdiction de la pêche au poulpe à l’intérieur de 30 miles dans la zone de réserve comprise entre les parallèles 24_20’N et 25_20’N de la côte.
Concernant la pêche côtière, le plan adopté limite le nombre de bateaux côtiers autorisés à intégrer la pêcherie poulpière à 100 unités avec instauration du principe du système de zoning pour l’exploitation et l’aménagement des pêcheries et identifie la zone de pêcherie poulpière du cap Boujdour au cap Blanc (Lagouira).
Il institue la soumission des chalutiers côtiers ayant opté pour cette pêcherie, dans la zone sud, aux mêmes exigences que la flottille hauturière. Toutefois, cette flotte est autorisée à utiliser un maillage de 60 mm pas plus de 6 mois à compter de la date de reprise de la pêche du poulpe en 2004.
Le plan autorise aussi la pêche en dehors de 10 miles pour la zone allant de Boujdour au parallèle 27- Nord (Sud de Laâyoune) et en dehors de 8 miles pour la zone allant du parallèle 27- Nord à Tarfaya. Pour ce qui est de la pêche artisanale, la stratégie prévoit la poursuite de l’opération d’éradication des barques en situation irrégulière avant la reprise de la pêche du poulpe en 2004, la délimitation des sous-unités d’aménagement pour y rattacher les barques en activité par type de pêche et spécialisation des barques par métier en fonction des espèces ciblées.
Le nouveau plan d’aménagement et d’exploitation de la pêcherie comporte également des dispositions diverses, notamment, la répartition du quota de poulpe par segment d’activité, à savoir 63 pc pour le segment hauturier, 11 pc pour le côtier et 26 pc pour l’artisanal et l’instauration d’une commission centrale de suivi et une autre de contrôle.
Ces dispositions concernent aussi la révision des droits d’accès à la ressource, dont le texte juridique sera publié à cet effet en 2005, la préservation des femelles de poulpes grainées et l’instauration par segment de comités de gestion de quota individuel et d’un système de traçabilité spécifique à la pêcherie céphalopodière, outre le renforcement et la mise en place d’un système de contrôle approprié et efficient pour la réalisation de cette stratégie

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