Nuno Fazenda : «Nous aspirons à arrêter la fabrication des cigarettes pour fabriquer uniquement des produits sans fumée»

Nuno Fazenda : «Nous aspirons à arrêter la fabrication des cigarettes pour fabriquer uniquement des produits sans fumée»

Entretien avec Nuno Fazenda, porte-parole scientifique de Philip Morris International

La ville de Marrakech a abrité du 26 au 29 avril le 7ème Salon international de l’Association marocaine des échographistes (Amecho). Les organisateurs ont choisi cette année un thème d’actualité qui portera sur «La réduction des risques en santé». Une thématique qui constitue un véritable enjeu de l’économie de santé et de l’amélioration de la qualité de vie. Philip Morris International (PMI) a saisi sa participation au salon pour sa démarche scientifique pour le développement des produits à risque potentiellement réduit. Par la même occasion, ALM est allé à la rencontre de la  porte-parole scientifique de PMI.

ALM : Qu’est-ce qui explique la participation de PMI à un congrès médical tel qu’Amecho?

Nuno Fazenda: Nous sommes heureux de participer à l’Amecho qui a pour thème cette année «La réduction des risques en sante». L’objectif de notre participation est d’expliquer notre démarche scientifique pour le développement des produits à risque potentiellement réduit.

En effet, Philip Morris International a initié, il y a plus de dix ans déjà, une approche consistant à l’élaboration et l’implémentation d’une stratégie de réduction du risque lié au tabac. Comme nous le savons tous, la fumée de la cigarette est dangereuse et le meilleur moyen de réduire le risque est d’arrêter de fumer. Mais malgré les mesures entreprises partout dans le monde pour réduire les risques de maladies liées à la fumée de cigarette, le nombre de fumeurs reste très important. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ce nombre sera plus de 1 milliard à l’horizon 2025. Dans ce contexte, chez Philip Morris International nous avons développé des produits qui ont un potentiel de réduire le risque par rapport à la fumée de cigarette. Ces nouveaux produits, sans fumée, sont destinés aux fumeurs adultes qui n’arrivent pas ou qui ne veulent pas arrêter de fumer.

PMI mise sur la recherche scientifique. Quel bilan pouvez-vous faire de touT ce qui a été réalisé sur ce registre ?

Notre centre scientifique de recherche et développement à Neuchâtel en Suisse a été inauguré en 2009, soit il y a près de 10 ans. Les travaux de recherche et développement des produits à risque potentiellement réduit, quant à eux, ont commencé bien avant. Ces travaux de recherche portent aujourd’hui sur 4 produits, y compris IQOS, le produit le plus avancé.

D’ailleurs ce produit de tabac chauffé est actuellement commercialisé dans plus de 38 pays et plus de 5 millions de fumeurs dans le monde ont déjà arrêté de fumer et utilisent désormais IQOS exclusivement. Le développement et l’évaluation scientifique de ce produit ont été réalisés selon une démarche scientifique structurée établie par l’agence américaine FDA (Food and Drug Administration). L’ensemble des résultats de ces études scientifiques portant à la fois sur la composition de l’aérosol, des études toxicologiques, des études cliniques mais aussi les études comportementales, nous indiquent que IQOS a un fort potentiel de réduction du risque par rapport à la fumée de cigarette.

Pouvez-vous nous livrer plus de détails concernant le processus scientifique que vous avez suivi pour le développement de ces produits potentiellement à risque réduit ?

La première étape consistait d’abord à développer un produit sans fumée puisque cette dernière est la principale cause des maladies liées au tabagisme et non pas la nicotine (comme le disent également des entités comme la FDA et Public Heath England). En d’autres termes, c’est la combustion du tabac qui génère la majorité des composants toxiques. Dans cette logique, la deuxième étape dans ce processus consistait à vérifier que l’absence de combustion se traduit effectivement par une réduction significative dans les quantités des composants toxiques présentes dans l’aérosol qui est généré par ces nouveaux produits. Ainsi, les études que nous avons effectuées sur nos produits ont montré que l’aérosol généré contient en moyenne moins de 10% des quantités de composants toxiques par rapport à la fumée de cigarette.

Ensuite nous avons procédé à la réalisation des études toxicologiques in-vitro afin de confirmer que cette réduction des quantités des composants toxiques se traduit par une réduction de la toxicité. C’est d’ailleurs ce que nous avons confirmé pour notre produit IQOS. Enfin nous avons mené une étude clinique sur une durée de trois mois. Les résultats de cette étude ont prouvé que les fumeurs qui utilisent exclusivement l’IQOS voient, après 3 mois, leur exposition aux substances toxiques atteindre pratiquement le même niveau que ceux d’une personne qui a arrêté de fumer.

A ce jour, quel est le montant investi par PMI pour le développement de ces produits ?

Depuis 2008, nous avons investi plus de 4,5 milliards de dollars dans les études scientifiques mais nous investissons continuellement dans la reconversion de nos usines de fabrication de cigarettes à la fabrication de produits sans fumée. Dans ce sens, je tiens à préciser que notre aspiration est à terme d’éventuellement arrêter la fabrication des cigarettes pour fabriquer uniquement des produits sans fumée.

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