OCP-Fondation Phosboucraâ: L’élevage camelin décortiqué à Dakhla

OCP-Fondation Phosboucraâ: L’élevage camelin décortiqué à Dakhla

L’événement a été organisé par le Groupe OCP et la Fondation Phosboucraâ, en partenariat avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime ainsi que les wilayas, chambres de l’Agriculture et organisations professionnelles des trois régions du Sud du Royaume. Cette caravane a eu lieu quelque temps après l’étape de Laâyoune qui s’est déroulée en grande pompe le 17 octobre dernier dans la ville éponyme.

Elle aura pour dernière étape le 1er novembre prochain, la mythique ville de Guelmim. Mais en quoi consiste-t-elle au juste ? Il faut savoir que la caravane s’adresse aux petits éleveurs et agriculteurs dans les différentes régions du Sud traversées afin de partager avec eux l’expérience et le savoir-faire des différents partenaires.

Une action de proximité donc qui vulgarisera assurément les différentes techniques de production agricole usitées jusqu’alors. Dans cette première édition, l’accent a surtout été mis sur le secteur de l’élevage camelin avec ses volets «conduite et alimentation», «santé animale», et «conduite de la reproduction».

A chaque étape de la caravane, différentes présentations ont été animées par des experts agronomes et vétérinaires. Des informations qui sont destinées en premier lieu à permettre aux petits éleveurs d’accroître significativement la productivité de leurs élevages et d’augmenter leurs revenus.

Pour ce faire, des informations et des recommandations ont été déployées au niveau des stands au sein de l’espace «Chapiteau Caravane», qui a été installé à Dakhla. Une occasion pour les éleveurs d’approfondir leurs connaissances sur la «Campagne santé cameline», actuellement menée par la Fondation Phosboucraâ, l’ONSSA et l’Association Sahara des éleveurs de dromadaires, au niveau de la région de Laâyoune Oued-Dahab.

Rappelons que la Fondation Phosboucraâ a été créée en 2014. Elle a pour objectif d’intervenir au profit des populations les plus vulnérables à travers divers programmes tels que le Développement Agricole, le développement social, l’éducation, la santé, la culture et patrimoine ainsi que l’accompagnement de la jeunesse.

«Le secteur camelin est le pilier de l'économie agricole dans nos provinces du Sud»

Entretien avec Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la Fondation Phosboucraâ

 

ALM : En quoi consiste la caravane que vous organisez ?
 

Hajbouha Zoubeir : Il s’agit d’une continuité de la caravane agricole par OCP Group et la fondation Phosboucraâ. Celle-ci participe à l’amélioration des pratiques des éleveurs, mais aussi à la valorisation de leurs produits, au développement de nouvelles pratiques et à l’exploration de nouvelles expériences.
 
Quels sont les points forts de la région ?

Vous savez que 70% de l’économie agricole de la région est basée sur l’élevage. La filière cameline constitue le pilier de cette économie locale. Le choix du thème «Ensemble pour développer le camelin» est tout sauf anodin. Nous avions justement une forte demande dans la région et nous ne pouvions pas commencer par un autre domaine au niveau de notre fondation Phosboucraâ qui est, avant tout, une Fondation régionale. Vous avez d’ailleurs pu constater, au niveau des visiteurs de la caravane, à quel point le secteur camelin intéresse de très près beaucoup de personnes sur le plan local, mais pas seulement.
 
Comment réussir à développer plus de débouchés autour de la filière cameline ?

Il n’y a pas de mystère ! Il convient tout d’abord de développer toute la chaîne de valeur autour du camelin, avec des groupements d’intérêt économique que l’on souhaite voir se constituer dans la région. Le ministère de l’agriculture est d’ailleurs en train d’accomplir un travail énorme d’identification du cheptel qui va aussi nous aider.
 

Qu’est ce qui est en train d’être fait à ce niveau ?

Nous sommes en train de coordonner avec l’ONSSA et le ministère de tutelle tout le travail de vaccination. Ensuite nous allons nous concentrer sur le volet formation et sensibilisation, notamment auprès des jeunes afin qu’il y ait une intégration du travail entre l’éleveur âgé et le jeune formé dans de grandes écoles selon un système moderne industriel.
 
Cela va certainement prendre du temps…

Oui, mais les gens sont aujourd’hui extrêmement demandeurs et il est grand temps de réagir dès maintenant, pour qu’à moyen terme nous puissions récolter les fruits de tous ces efforts. Ensemble, nous en tant qu’institution, avec les autres acteurs du secteur tels que le ministère de l’agriculture et les chambres de l’agriculture, nous pouvons arriver à réussir énormément de choses pour la filière du camelin.

 

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