OCP, stratégie de développement

L’Office chérifien des phosphates passe à la vitesse supérieure. Etant resté en bonne santé, malgré une conjoncture internationale défavorable et ayant réalisé, ces dernières années, un chiffre d’affaires qui a atteint les 13 milliards de dirhams en 2001 et avec une augmentation de 2,7% par rapport à l’exercice précédent, le groupe cherche désormais à développer certaines de ses activités et en externaliser d’autres.
Ceci, à travers deux plans d’actions. Le premier, prévu sur une période de six ans (2002-2007), vise l’accroissement de la productivité, l’amélioration de la qualité du produit et le respect de l’environnement et des normes de sécurité. Pour ce faire, une enveloppe de 10,3 milliards de dirhams a été engagée. Elle visera aussi bien les exploitations minières du groupe que ses industries chimiques.
La production en phosphates a également enregistré une hausse notable passant de 21,9 millions de dirhams en 2000 à 22,5 millions cette année. La politique d’internationalisation et les projets d’investissement à l’étranger, fruits de nombreux partenariats avec d’autres pays dont le dernier en date a été l’Inde, a permis aussi bien l’accroissement des capacités de production en phosphates que la diversification des produits à haute valeur ajoutée.
Le deuxième volet, et parallèlement à ces efforts de développement, a trait à la relance par l’Office de la charte grandes entreprises-PME. Une charte établie sur quatre ans (2003-2006) qui consiste en l’externalisation des activités périphériques du groupe et la constitution d’un ensemble de sous-traitants pour la fabrication de inputs selon les modèles de production préconisés par l’OCP. Ayant réorienté ses achats en éléments de production vers le marché national, le groupe a pu acquérir 4.400 pièces fabriquées localement. Une politique que l’OCP compte poursuivre afin d’améliorer le taux de participation des PME-PMI opérant dans ce secteur marché. Les opérations de sous-traitance portent actuellement sur 16 activités et emploient 391 personnes.
Si la politique d’externalisation est menée à bon port, quelques 2.860 autres emplois en seront créés chaque année dans 112 activités . A cela s’ajoutent un programme d’aide à la création et l’accompagnement de nouvelles entreprises. L’intérêt de cette démarche réside, pour l’OCP, dans les coûts moindres qu’implique cette politique. Le taux de participation des PME-PMI nationale dans les projets entrepris par le groupe est passé de 30% en 1987 à plus de 70% en 2001. Ce qui en dit long sur les résultats probants qui ont été enregistrés.

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