ODEP : Une bonne progression

Ce sont des chiffres pondérés par certaines perturbations et des opérations exceptionnelles dont a fait état le Conseil d’administration de l’ODEP, réuni à Rabat le 21 septembre. Le directeur Général de l’institution, Mustapha Barroug, a présenté devant le ministre de l’Equipement et du Transport les grandes lignes de l’activité durant l’année 2003. Il en ressort que le chiffre d’affaires de l’ODEP a atteint 2,03 milliards de dirhams, soit une progression de 1,7% par rapport à 2002 et ce, malgré une légère baisse (environ 5%) du trafic commercial global. La conjoncture aura pesé de tout son poids dans ces chiffres. Ainsi, le volume des échanges par les ports, soit 56,14 millions de tonnes, a été fortement impacté par la diminution de 13,2% du trafic des hydrocarbures transitant par le port de Mohammédia suite aux incidents qu’a connus la raffinerie.
Autre perturbation majeure, le recul de 24% des importations de céréales, en raison notamment d’une bonne campagne agricole enregistrée l’année dernière. C’est surtout l’activité transit des passagers qui a tiré l’attelage de l’ODEP en 2003, avec une progression de 12,7%. Ces évolutions conjuguées ont permis à l’Office d’améliorer ses performances financières acquises grâce à la politique d’optimisation de l’outil de production et des effectifs.
Preuve de cette bonne santé financière, l’ODEP a autofinancé entièrement le transfert de sa Caisse interne de retraite au RCAR. Fait marquant de l’exercice 2003, ce transfert, d’un coût total de 2,342 milliards de dirhams, a été financé à hauteur de 1,642 milliards de dirhams (soit 71%) par les fonds propres de l’ODEP. Le reliquat, soit 700 millions, a fait l’objet d’un emprunt obligataire remboursable sur cinq ans et réalisé sans une quelconque garantie de l’Etat. En raison de cette opération exceptionnelle, le résultat net est négatif de 886,6 millions de dirhams. Sans ce coût de transfert, le résultat serait positif de l’ordre de 490 millions de dirhams.
Sur le plan activité, c’est le trafic conteneur qui connaît une croissance soutenue à deux chiffres depuis plusieurs années. En 2003, ce mode de transport a enregistré une progression de 10,9% en tonnage et de 13,6% en conteneurs de 20 pieds. Pour accompagner cette hausse continue, l’infrastructure du port de Casablanca a été améliorée avec l’extension du terminal à conteneurs-Est pour un investissement de 582 millions de dirhams. En augmentation aussi, le trafic maritime des passagers, avec 3,6 millions de passagers en 2003 contre 3,2millions en 2002. Là aussi, l’infrastructure a connu des adaptations. Ainsi, l’ODEP a réalisé le terminal à passagers au port de Nador, les gares maritimes à Tanger et à Al Hoceïma, la mise à niveau des postes-car-ferries à Tanger. Le tout pour un montant de 345 millions de dirhams.
Concernant la répartition du trafic par ports, celui de Casablanca est toujours en tête avec 37% du total, suivi de ceux de Jorf Lasfar, Mohammédia, Safi, Tanger et Laâyoune. Pour l’avenir, c’est sur l’aspect qualitatif que se penche Mustapha Barroug. A ce titre, le directeur général de l’ODEP a fait savoir que la productivité de la manutention des marchandises diverses a connu une augmentation de 3,5%, celle des conteneurs une amélioration de 10% de la performance. Parmi les grands chantiers en cours actuellement, figurent l’extension du port de Laâyoune, la construction du quai 14 de Jorf Lasfar, le confortement des postes 30 à 34 du port de Casablanca et l’équipement des ports d’engin de manutention de grande capacité.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *