Off-shoring : Deux zones en aménagement

Off-shoring : Deux zones en aménagement

L’un des secteurs d’activité sur lequel les résolutions du rapport McKinsey ont insisté est le off-shoring, qui, toujours selon l’étude sur le potentiel industriel national, représente l’avenir de l’activité industrielle et économique du pays. «Le Maroc a une prédisposition certaine pour le off-shoring. Nous sommes en train de mettre en place l’infrastructure d’accueil nécessaire dans ce sens», a estimé Rachid Talbi Alami, ministre des Affaires économiques et générales. Deux terrains ont ainsi été réquisitionnés à cette fin.
Le premier se trouve à Casablanca et s’étend sur une superficie de 50 hectares alors que le second se trouve à Rabat et totalise une superficie de 75 hectares. Des terrains qui seront destinés à accueillir des plates-formes prêtes à l’emploi. «Les constructions à engager doivent être de qualité, les équipements devront permettre aux entreprises d’exporter de l’out-sourcing», estime le ministre avant d’ajouter que toutefois, professionnalisme et qualité de service devront aussi être les leitmotivs de cette action. «Par exemple, aucune entreprise ne peut tolérer une coupure brusque de connexion. Sur un autre volet, nous comptions nous attaquer au projet de la reconversion et la formation du potentiel humain. Sont concernées par ce programme, 120 à 150 000 personnes à l’horizon 2012». «Globalement, il faut garder en mémoire que l’offre à l’international est grande. C’est un marché de plus de 50 milliards de dollars. Le Maroc se doit de capter sa part qui peut être comprise entre 2,5 et 3,5 milliards de dollars», poursuit M. Talbi Alami qui estime que désormais, les mesures d’accompagnement sont lancées. «Les études pour la mise en place d’un tel environnement favorable sont en chantier. Nous allons prendre, avant les vacances une série de mesures d’accompagnement. D’autres suivront à la rentrée. Toutes les mesures seront inscrites à la loi de Finances 2006». Et de souligner: «Nous avons procédé à une évaluation de l’offre internationale dans tous les secteurs pouvant coller au potentiel du Maroc. Par la suite, les secteurs porteurs ont été retenus. Ce choix s’est fait par combinaison de quatre facteurs essentiels qui tournent autour de la création d’emplois, l’export, la non-mobilisation de beaucoup de capitaux ainsi que le fort potentiel futur. Après, une short liste de 7 à 8 secteurs à soutenir a été établie.
Le choix s’est fait en termes d’émergence et d’urgence. De l’autre côté, le gouvernement s’est penché sur les facteurs de compétitivité et de modernisation pas de manière temporaire mais plutôt visant sa pérennisation, voire sa transmission aux générations futures». Pour ce qui est de la stratégie de communication autour de l’étude McKinsey, qui a d’ailleurs été très critiquée, le ministre des Affaires générales et économiques estime  qu’il ne s’agit nullement d’une négligence. «La confidentialité devait être assurée le long des différents stades de l’élaboration du projet Emergence. La concurrence internationale est rude. D’autres pays attendent avec impatience les choix retenus par le Maroc. Il ne fallait pas dévoiler entièrement notre méthodologie. Rendez-Vous compte, que certains concurrents sont en train de réajuster leurs stratégies en fonction des éléments actuellement livrés. Il ne faut pas, dans ce sens, abattre toutes ses cartes», conclut-il.

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