Off shoring : Le maroc met le paquet

Off shoring : Le maroc met le paquet

L’off shoring, ou délocalisation des services, est l’un des huit secteurs sur lesquels le programme Emergence mise. Et c’est d’ailleurs par ce volet hautement prometteur que le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’Economie a commencé l’application des différentes recommandations de l’étude Mc Kinsey. La dernière semaine a d’ailleurs été très fructueuse dans ce sens pour Salah Eddine Mezouar.
Plusieurs réunions ont ainsi été tenues pour mettre au point la mise en pratique de la stratégie off shoring du Royaume et ont concerné, dans un premier temps, le site Casablancais (55 ha dernière l’ISCAE), le site de Rabat ayant été relégué à plus tard.
Des réunions entourées bien évidemment de cette grande discrétion qui a depuis le début accompagné l’étude Mc Kinsey et qui s’explique, selon le ministre Mezouar lui-même, par la grande sensibilité du dossier, ainsi que par la concurrence féroce des autres pays aux profil et potentiel industriels semblables au Maroc. De quoi s’agit-il exactement ? En somme, l’activité off shoring se rapporte à la délocalisation par de grandes entreprises dans notre pays de services jusque-là gérés en interne. C’est le cas par exemple de la tenue des différentes comptabilités, segment sur lequel le Maroc offre de grands potentiels, grâce notamment aux normes comptables IFRS applicables dans notre pays.
Les contacts à l’international ont déjà commencé. Plusieurs grandes entreprises, notamment en France, se sont montrées très intéressées pour bénéficier de cette assise juridique.  D’ailleurs, deux banques françaises et non des moindres ont d’ores et déjà donné leur accord pour la délocalisation de leur comptabilité à Casablanca. Alors que ces différents volets commencent à se préciser, le programme Emergence vient de recevoir un soutien, et non des moindres.
La Société financière internationale a ainsi annoncé son soutien à ce plan visant la relance de l’industrie marocaine et ce quelques jours après la Banque Mondiale. Une réunion a regroupé vendredi 30 septembre des responsables de ces deux institutions financières avec Salah Eddine Mezouar. Ont été abordés notamment les différents aspects du soutien, notamment financier, à apporter. Deux groupes de travail seront ainsi créés dans le but d’identifier les projets et déterminer les modalités du soutien. Ces groupes de travail, qui se réuniront dès cette semaine, devront en outre étudier différents projets dans le cadre du programme Emergence et proposer des solutions concrètes dans les plus brefs délais.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *