Offre publique de retrait sur Le Carton

Il n’y aura plus d’actions «Le Carton» sur la Bourse casablancaise. Le Groupe Holmarcom, maison-mère de la société Le Carton, a déposé le 10 août auprès du Conseil déontologique des valeurs mobilières un projet d’offre publique de retrait concernant ces actions. Ainsi, il n’y a plus besoin de se demander la raison pour laquelle les actions «Le Carton» ont fait l’objet de suspension lundi 13 août. De fait, cette offre publique de retrait concerne les actions Le Carton du flottant actuel en Bourse, soit 1.984 actions.
Au terme de cette offre, Le Carton envisage de demander la radiation de ses actions de la Bourse de Casablanca. En fait, les prémisses de cette nouvelle ont été rendues publiques depuis, déjà, quelques mois. Holmarcom avait annoncé en janvier dernier qu’au cours de cette année, elle avait l’intention de demander la radiation de la société Le Carton de la place boursière.
Cette perspective rentrait dans le cadre de l’augmentation de capital par apport en numéraire qui avait été opéré par Le Carton. Dès lors, c’est Holmarcom qui avait franchi le seuil de participation à la hausse de 33,33%, 50% et 66,66% dans le capital de cette société de carton, d’où proviennent les parts actuelles de Holmarcom dans cette dernière qui sont de l’ordre de 245.225 actions Le Carton, soit 97,53% du capital de ladite société. «Les deux principales raisons pour qu’une société cotée voit ses actions radiées de la bourse sont : soit que le flottant de ses actions devient trop faible, son action est donc très peu liquide puisqu’elle ne fait plus l’objet de nombreuses transactions sur le marché, soit que cette société ne respecte pas les normes de la cotation et l’on parle ici de mesures disciplinaires», commente un analyste financier de la place. Cela pour la radiation, mais la vraie explication, nous la trouverons dans la portée de l’offre publique de retrait elle-même.
A ce sujet, il est connu du secteur financier que celle-ci survient lorsque les actionnaires majoritaires des droits de vote dans une société cotée annoncent publiquement leur proposition de racheter les titres cotés de ladite société, et ce, afin que les actionnaires minoritaires aient la possibilité de se retirer du capital social. L’étape à suivre consiste à attendre la décision du Conseil déontologique des valeurs mobilières, qui dispose de dix jours pour se prononcer sur la recevabilité de ce projet. En cas de recevabilité, les titres objets de la transaction principale seront livrés contre règlement, avant la radiation de la valeur de la cote de la Bourse.

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