ONCF : les voyants sont au vert

ONCF : les voyants sont au vert

Plusieurs projets prévus par l’ONCF dans les six prochaines années. Lors de son Conseil d’administration tenu le 1er avril 2004 sous la présidence du Premier ministre, l’Office par la voix du ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, a annoncé la poursuite de la réalisation de sa stratégie commerciale fixée en 2002 et couvrant la période 2003-2010.
Il s’agit, côté réalisations, du lancement, dès cette année, de la liaison ferroviaire Tanger Oued Rmel, relié au Port Tanger-Méditerranée, de la ligne Taourirt-Nador, ainsi que de la construction et de l’aménagement de nouvelles gares voyageurs. Pour 2004, le budget d’équipement de l’ONCF s’élève à 1, 887 milliard de dirhams, montant nécessaire pour mener à terme les travaux de doublement de voie sur le tronçon Meknès-Fès, le renouvellement de la signalisation sur certains axes et la poursuite du programme de la mise à niveau du matériel roulant. Important dans le réseau ferroviaire de l’Office, l’axe Casablanca-Fès génère à lui seul 50% du trafic de l’ONCF.
Egalement au programme en 2004, la réalisation des travaux de construction des plate-formes logistiques de Casablanca et de Fès, la poursuite des travaux pour le renforcement de la capacité de transport, l’investissement sur la sécurité des passagers et la qualité du service. Autant de chantiers indispensables en perspective de l’ouverture à la concurrence. L’intervention du ministre de l’Equipement et du Transport, faite lors de ce conseil d’administration retrace les principaux indicateurs de performances de l’ONCF en 2003. Au termes de cet exercice, les clignotants sont au vert. Le volume des voyageurs a augmenté de 12%, celui des marchandises de 10%.
L’Office fait prévaloir un résultat d’exploitation provisoire de 416,2 MDH, en augmentation de 15% par rapport à 2002. Le résultat net provisoire a atteint, lui, 301 MDH. De quoi faire des projections optimistes pour 2004. Dans le budget d’exploitation pour cette année, l’ONCF table sur une croissance de 11,5% du trafic marchandises en volume, et de 6,1% pour le trafic voyageurs. Le trafic phosphates devrait, lui, se maintenir au même niveau qu’à celui atteint en 2003. Côté stratégie, il s’agit surtout de la poursuite de la mise en place d’une nouvelle politique de l’offre aux voyageurs avec des produits diversifiés, une différenciation de la tarification ferroviaire et des plans de transport adaptés. Déjà en 2002, des offres avaient été lancées avec un nouveau mode de calcul axé sur la rentabilité, et tenant en compte toutes les catégories socio-économiques. L’Office qui compte 9 000 employés est actuellement en pleine phase de restructuration suivant un contrat-programme établi sur la période 2002- 2005. L’Etat avait accordé au terme de cette entente, 2 milliards de dirhams au titre de dotation en capital contre plus de 5 milliards de dirhams d’investissements apportés par l’Office lui-même.
Pour rappel, la transformation du statut de l’ONCF, qui d’Office devra passer au régime de la SA (société anonyme), a déjà fait l’objet d’un débat au Conseil du gouvernement courant décembre, dans le cadre d’un projet de loi relatif à l’organisation, à la gestion et à l’exploitation du réseau ferroviaire. En pratique, cela devrait se traduire par la séparation entre l’activité gestion des infrastructures et l’exploitation commerciale. L’Etat devrait au terme de l’opération hériter du domaine privé de l’Office, ultime étape avant que le capital de l’entité ne soit ouvert au privé. Le futur statut donnerait à l’ONCF la possibilité de concéder l’activité ferroviaire.

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