ONEE : Des équilibres financiers en amélioration continue

ONEE : Des équilibres financiers  en amélioration continue

L’ONEE a dégagé en 2018 un bénéfice net de 1.957 millions de dirhams

La performance positive de 2018 sera confirmée en 2019 par la réalisation d’un résultat positif de 569 millions de dirhams et d’une capacité d’autofinancement de l’ordre de 8 milliards de dirhams.

La consolidation des indicateurs financiers de l’ONEE se poursuit. En effet, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable continue, depuis la signature du contrat programme 2014-2017, l’amélioration progressive de ses résultats financiers. Selon les responsables de l’Office, l’année 2018 a enregistré un bénéfice net de 1.957 millions de dirhams et une capacité d’autofinancement d’environ 8,9 milliards de dirhams. «Ces résultats, qui concernent les deux branches d’activité de l’Office, à savoir l’électricité, l’eau potable et l’assainissement liquide, se sont traduits par un net redressement de l’ensemble des indicateurs de gestion de l’Office et une maîtrise du déficit de trésorerie», explique- t-on à l’ONEE. Ce dernier a pu maintenir le cap au cours de l’année 2019. Selon les chiffres disponibles, la performance de l’année 2018 s’est poursuivie au cours de l’exercice suivant. «Fruit de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes associée à une conjoncture favorable, cette performance positive (ndlr: de 2018) sera confirmée en 2019 par la réalisation d’un résultat positif de 569 millions de dirhams et d’une capacité d’autofinancement de l’ordre de 8 milliards de dirhams.

Ces résultats tiennent compte du versement par l’Etat et les partenaires publics de leurs participations respectives dans les projets de raccordement des citoyens aux services d’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement et du restant dû de l’appui direct institué suite à la décompensation du fioul», indique la même source. Cela dit, il semble qu’en dépit de l’amélioration de la trésorerie, certains défis restent à relever. «Malgré cette amélioration, la situation financière de l’ONEE reste fragile (capitaux propres structurellement négatifs, etc.) et fortement impactée par les effets du changement climatique qui ont pour effet d’une part de renchérir les coûts de production des services d’eau et d’assainissement et par l’augmentation des enveloppes d’investissement nécessaires à la satisfaction de la demande sans cesse croissante (51,6 milliards de dirhams) d’autre part», disent les responsables pointant également du doigt l’inadéquation des structures tarifaires ainsi que l’impact important des achats de combustibles et des achats d’électricité (20,4 MMDH en 2018), et l’exposition au risque des fluctuations des coûts au niveau international. D’autres points sont soulevés, notamment le service de la dette et le poids de l’endettement pour financer le programme d’investissement et les besoins d’exploitation ainsi que la problématique de déséquilibre des taux de la TVA sur les services d’eau potable et d’assainissement et la TVA sur les intrants.

Le crédit de TVA supporté par l’ONEE en faveur des producteurs privés de l’électricité liés à l’Office par des contrats de concession ainsi que la persistance des créances dues sur les ex-Régies, les établissements publics et les collectivités locales, sont également cités. «Face à cette situation, l’Office a lancé des négociations avec ses partenaires privés Taqa Morocco et EET en vue de proroger les contrats PPA en cours.  Ces négociations étant toujours en cours, l’Office s’est tourné vers des moyens de financement faisant appel à ses schémas alternatifs, notamment la titrisation des actifs immeubles et des créances commerciales», poursuit la même source. Et de conclure: «En plus de son coût très compétitif, la solution de titrisation présente l’avantage d’être un moyen de financement déconsolidant pour l’ONEE et ne nécessite pas non plus la garantie de l’Etat. Elle permet également d’améliorer la structure bilancielle de l’Office à travers une amélioration du fonds de roulement pour la titrisation des actifs et du besoin en fonds de roulement pour la titrisation des créances commerciales».

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