ONEE : Un virage stratégique pour la période 2019-2023

ONEE : Un virage stratégique pour la période 2019-2023

L’Office a arrêté une feuille de route avec des objectifs très ambitieux

L’Office veut atteindre l’amélioration des rendements et des performances technico-commerciales qui demeurent toujours une préoccupation majeure eu égard aux gains à dégager et des retombées sur les comptes de l’Office.

L’Office avait arrêté une feuille de route d’optimisation et de réforme pour la période 2019-2023, avec plusieurs objectifs et actions. Concrètement, il s’agit de  la réalisation de l’équilibre économique et financier et le développement du «business model» de l’Office, notamment par le renforcement des capitaux propres de l’Office, la rationalisation des investissements et l’optimisation des charges, la mise en place d’une salle des marchés, la diversification des sources de financement (la titrisation, le leasing, la cession des actifs, etc.).

L’Office veut également atteindre l’amélioration des rendements et des performances technico-commerciales qui demeurent toujours une préoccupation majeure eu égard aux gains à dégager et des retombées sur les comptes de l’Office sans oublier le renforcement de la gouvernance à travers la mise en œuvre effective du regroupement. Il faut également dire que cette feuille de route prend en considération le chantier stratégique de la régionalisation sans oublier la modernisation du management de l’Office par la mise en place progressive du projet de la digitalisation, l’amélioration de la relation avec les partenaires de l’Office, la généralisation de l’approche d’intégration des normes de qualité, la communication permanente et transparente avec les administrations publiques et les partenaires et l’optimisation de la politique d’achat.

Mais ce n’est pas tout. Il est question de l’achèvement du plan d’investissement de l’Office dans les délais en optimisant la programmation des sites des projets d’investissements et la levée des restrictions liées à la mobilisation de l’assiette foncière. Au cours de cette même période, l’ONEE veut en outre réaliser l’amélioration du cadre légal et législatif, à travers notamment : l’adaptation des textes légaux pour la simplification de la procédure d’expropriation pour l’intérêt public, la mise en place d’un cadre fiscal adapté, le renforcement du dispositif de contractualisation, la normalisation de la relation avec les distributeurs, l’appui à l’Office pour la mobilisation de l’assiette foncière, l’accompagnement de l’ONEE dans le recouvrement de ses arriérés de paiement, l’établissement des moyens juridiques pour la protection du patrimoine et la préservation des installations de l’Office contre les actes criminels, la lutte contre la problématique de la fraude,  etc. Par ailleurs, les responsables ont mis en place un ambitieux programme d’investissements pour la période 2019-2023.

«S’inscrivant dans le cadre des orientations stratégiques de l’ONEE, dont notamment la sécurité d’approvisionnement en électricité et en eau potable et l’intervention soutenue dans le domaine de l’assainissement liquide, le plan d’équipement de l’ONEE pour la période 2019-2023 prévoit la réalisation d’un portefeuille d’investissements de l’ordre de 51,6 MMDH», apprend-on auprès du management de l’Office. S’agissant de l’activité électricité, le plan d’équipement 2019-2023 prévoit une enveloppe d’investissement de 26,1 milliards de dirhams. «Ainsi, pour la production d’électricité (8,6 milliards de dirhams), il est prévu la réalisation de plusieurs projets d’une capacité additionnelle de 4.262 MW dont 4.240 MW est à base d’EnR (y compris les IPP et les projets issus de la loi 13-09) faisant partie du Programme marocain intégré de l’énergie solaire, du programme hydraulique et du Projet marocain intégré de l’énergie éolienne», indique la même source. Plus concrètement encore, il sera procédé au cours de la période 2019-2023 à la réalisation de la centrale thermique diesel de Dakhla (22 MW) ainsi que la Station de transfert d’énergie par pompage (STEP) Abdelmoumen (350 MW).

Le plan prévoit en outre la réalisation d’une capacité de 220 MW en petites usines hydrauliques, à réaliser dans le cadre de la loi 13-09 tout au long de la période 2020-2023. L’énergie éolienne n’est pas en reste. Il est question de porter sa capacité à 1.656 MW (36 MW à Oualidia, 88 MW à Taza Phase I, 180 MW à Midelt, 300 MW à Boujdour, 120 MW de repowering CED, 200 MW à Jbel Lahdid, 100 MW à Tiskrad, 70 MW à Tanger, 62 MW à Taza Phase II, 200 MW à Koudia Baida, 300 MW à réaliser en 2023 dans le cadre de loi 13-09).

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