Opportunités et défis pour les banques marocaines en Afrique : CDG Capital livre sa lecture

Opportunités et défis pour les banques marocaines en Afrique : CDG Capital livre sa lecture

CDG Capital met en exergue l’importance de l’exploitation de nouveaux segments porteurs du marché bancaire, notamment le financement de l’immobilier, un segment dans lequel les banques marocaines détiennent une grande expertise.

L’industrie bancaire en Afrique a connu un grand essor. Le continent particulièrement dans la zone subsaharienne offre des opportunités considérables pour les groupes bancaires locaux et étrangers. Nombreuses banques internationales se sont implantées au niveau continental. Les entités marocaines ont pour leur part saisie cette opportunité. Trois grands groupes de la place financière nationale se sont tournés vers l’Afrique. Attijariwafa bank, la BMCE Bank of Africa et la Banque centrale populaire couvrent aujourd’hui une vingtaine de pays africains gagnant ainsi d’importantes parts de marché, soit 27,8% dans la région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Une part significative dans la mesure où plusieurs groupes européens ont réduit leur exposition africaine. Les banques marocaines dans la région de l’UEOMA devancent leurs pairs en termes de croissance et de rentabilité. En effet, les filiales marocaines affichent une rentabilité financière des fonds propres (ROE) de l’ordre de 17,3% contre 13,3% pour les banques des pays d’implantation des banques marocaines en Afrique, 14,3% pour les banques occidentales et 11,2% pour les banques panafricaines. Un positionnement obtenu grâce principalement à l’optimisation des charges. C’est ce que constate CDG Capital dans sa dernière publication portant sur les opportunités et défis qu’offre l’Afrique aux banques marocaines.

CDG Capital s’interroge dans cette analyse sur la capacité des banques marocaines à soutenir la croissance de leur bilan et à réaliser une rentabilité durable dans leur pays d’implantation en Afrique. Le but étant de mesurer le degré de distinction des entités bancaires marocaines du contexte concurrentiel en Afrique et d’examiner si leur expansion au niveau régional se passe sans risques. «Dans les années à venir, nous pensons que le secteur bancaire africain devrait continuer à offrir un potentiel important. En effet, les taux de pénétration restent très bas, les niveaux de rentabilité sont assez élevés et la concurrence dans certains marchés demeure peu développée», peut-on relever des conclusions tirées dans le cadre de cette étude.

CDG Capital met en exergue l’importance de l’exploitation de nouveaux segments porteurs du marché bancaire, notamment le financement de l’immobilier, un segment dans lequel les banques marocaines détiennent une grande expertise. A ce segment s’ajoutent également les infrastructures publiques et la FinTech. De même, la création de synergies avec les autres acteurs des marchés financiers offrirait des perspectives intéressantes de développement et de croissance à moyen et long termes. «Les relais de croissance sont donc loin d’être épuisés dans ce marché qui est prometteur et stratégique pour le développement des économies africaines», peut-on lire dans ledit rapport.

Pour exploiter ce potentiel, CDG Capital recommande aux banques de maintenir leur dynamique de croissance, en investissant davantage dans les ressources humaines et techniques ainsi qu’en participant activement au renforcement des systèmes bancaires nationaux et régionaux, énumérant dans ce sens les autorités de contrôle, les règlementations, les règles prudentielles et l’infrastructure numérique. La finalité étant de renouer avec la confiance des investisseurs internationaux et d’accompagner au mieux la réalisation des objectifs de développement du continent africain.

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