Organisé par la Fondation Phosboucraâ et ses partenaires : Laâyoune abrite le premier Forum international sur l’agriculture biosaline

Organisé par la Fondation Phosboucraâ et ses partenaires : Laâyoune abrite le premier Forum international sur l’agriculture biosaline

Le Forum offre une occasion pour l’interaction entre les disciplines scientifiques telles que la chimie des sols, les sciences végétales, la science de l’irrigation, l’agronomie, la technologie appliquée dans le domaine des plantes et l’économie.

Dans le but d’aborder les enjeux essentiels liés à l’adaptation de certaines cultures en milieu salin et leur contribution à l’amélioration de la production alimentaire et fourragère dans les zones arides, la Fondation Phosboucraâ, l’Université Mohammed VI Polytechnique, et le Centre international pour l’agriculture biosaline (ICBA) associent leurs efforts pour organiser  vendredi et samedi le premier Forum international de Laâyoune sur l’agriculture biosaline.

Il s’agit du premier Forum international dans lequel sera discutée la question de la «gestion durable de l’utilisation de l’eau saumâtre dans les régions désertiques». Le forum s’inscrit aussi dans la problématique globale de la «pénurie de l’eau» soutenue par la FAO et met en exergue la coopération entre ses partenaires dans le domaine de l’agriculture en milieu salin.

Cet évènement s’assigne pour objectifs de montrer l’intérêt de l’interdisciplinarité dans ce domaine de l’agriculture biosaline, mettre en exergue l’interaction entre les résultats de la recherche, leur transfert aux agriculteurs et les politiques de soutien à des actions de développement ad hoc, partager les expériences internationales des participants, créer les opportunités d’échange entre les participants venant de plusieurs horizons. Le forum se veut diversifié dans ses thèmes en particulier les politiques alimentaires et offre une occasion pour l’interaction entre les disciplines scientifiques telles que la chimie des sols, les sciences végétales, la science de l’irrigation, l’agronomie, la technologie appliquée dans le domaine des plantes et l’économie.

D’après les organisateurs, «la pression exercée sur la demande en eau d’irrigation dans les zones arides les expose à une pénurie de plus en plus sévère. Cette situation de pénurie chronique en eau douce est aggravée par un phénomène de salinisation inquiétante. A plus ou moins long terme, et sous l’effet du changement climatique (hausse des températures, baisse des précipitations), les poches d’agriculture irriguées dans ces zones arides diminueront et la production agricole et alimentaire en subirait forcément les conséquences».

Et d’ajouter : «Pour maintenir un niveau de production agricole suffisant, il y a deux leviers possibles: accroître la productivité des cultures en irrigué ou bien étendre les superficies cultivées. Dans des régions, plus particulièrement celle du Mena et du Sahel, la demande croissante de la production pour des besoins alimentaires rend la gestion rationnelle des ressources hydriques (cours d’eau, barrages, nappes, etc.) indispensable, mais des efforts doivent être déployés pour mobiliser d’autres sources d’approvisionnement en eau en particulier les eaux saumâtres et les eaux usées». 

Notons que la recherche sur les cultures adaptées aux eaux salées a fait des avancées notoires. Des essais menés par l’ICBA pour introduire des variétés culturales résistantes aux conditions de salinité d’eau ou du sol se sont avérés concluants. Le cas du périmètre Foum El Oued de la région de Laâyoune est une illustration éloquente de ce succès.

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