Oualalou mène campagne

Les dernières sorties publiques de l’argentier du Royaume se font de plus en plus sous fond de bilan préélectoral. Au sein de l’antre parlementaire, Fathallah Oualalou en réplique à une question orale, mercredi dernier, a dressé le bilan de l’ensemble des actions du gouvernement en matière de protection et d’encouragement des investissements au Maroc. Il en ressort, qu’aujourd’hui encore le Fonds Hassan II reste la manne providentielle des projets gouvernementaux. Même si l’ensemble des mesures prises s’est réalisé dans le cadre du budget de l’Etat, il n’en demeure pas moins que le Fonds dépasse largement ses compétences initiales. Et sous l’appellation de fonds pour le développement économique et social, ce dernier a prêté main-forte, dans la création de nouvelles zones industrielles et touristiques et ce sur l’ensemble du territoire national.
A titre de rappel, la loi de Finances pour l’année 2002, a débloqué 4,7 milliards de DH destinés au Fonds Hassan II, dans le cadre de l’investissement global de 16 milliards de DH. Le ministre de l’Economie et des finances a également profité de l’occasion afin de passer en revue l’arsenal de «mesures fiscales et Financières visant l’encouragement de l’investissement». Il a notamment rappelé l’entrée en vigueur des codes du commerce, des douanes et la loi sur la concurrence et la réglementation des prix. Ce qui vient à point avec les dernières directives de la lettre royale, adressée au chef du gouvernement, portant création des guichets d’aide à l’investissement et des centres régionaux d’investissement. Même si les organisations patronales continuent à réclamer encore plus d’assistance et de soutien de la part des pouvoirs publics, le volet fiscal et les taux d’imposition, en l’occurrence celui des 44% de l’impôt général sur le revenu (IGR), suscite toujours des débats.
Un sujet qui tient à coeur aussi bien aux employeurs qu’aux salariés. Par ailleurs, sur le plan institutionnel, la commission présidée par le Premier ministre, «a contribué largement à la levée des obstacles à l’investissement», n’a pas manqué de rappeler M. Oualalou. Le premier centre régional d’investissement a vu le jour à Agadir, et il serait prématuré d’en tirer des conclusions.

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