Oualalou rassure

Positif. Tel est le bilan économique de l’année 2002, selon Fathallah Oualalou. S’exprimant à Casablanca lors d’une conférence sur le thème «Loi de finances et perspectives de croissance 2003 », organisée jeudi dernier à la Chambre française du commerce et de l’industrie du Maroc, le ministre des Finances et de la Privatisation se voulait rassurant. Pour lui, les perspectives pour l’année en cours sont encourageantes.
Avec un taux de croissance prévu de 5,5% en 2003 (contre 6,5% en 2001 et 4,5 % en 2002) et le bon démarrage de la compagne agricole, l’économie nationale devra évoluer plutôt favorablement en 2003. « Depuis quatre ans, on peut observer une sorte d’autonomisation de notre taux de croissance par rapport au niveau de la pluviométrie. Le moteur hors agriculture commence en effet à jouer un rôle essentiel dans la croissance, et qui change ainsi dans sa nature », a déclaré M. Oualalou.
Dressant le bilan de l’exercice précédent, il a mentionné qu’hors le secteur primaire, la croissance est passée de 3% en 2001 à 4 % en 2002. « Certes, un point c’est peu, mais c’est aussi beaucoup ». M. Oualalou n’a pas manqué d’établir une comparaison entre les années de sécheresse 1992-93, 1995 et 1997 et les trois dernières années de sécheresse (1999, 2000 et 2001). « Si lors des premières, le taux de croissance était négatif, durant les secondes l’économie nationale s’en est plutôt bien sortie avec des taux de croissance positifs », souligne-t-il.
Une amélioration de la croissance, hors secteur primaire, qui est due à l’avènement de « petites » locomotives de développement, notamment le tourisme, la pêche et les industries électroniques-électriques. Mais il y a également la libéralisation de certains secteurs, comme dans les NTIC, l’assainissement et la distribution d’eau et d’électricité… Conjugués à la maîtrise du taux de croissance démographique, maintenu aujourd’hui aux alentours de 1,6 %, ces résultats ont fait que le revenu par tête d’habitant s’est amélioré avec une progression cumulée en 2001-2002 de l’ordre de 8,5 %. Le point noir de ce bilan reste incontestablement le taux de chômage qui demeure élevé, « mais il ne faut pas perdre de vue qu’il est passé de 14,5 % en 1999 à 10,5 % en 2002 », explique le ministre M. Oualalou.
Avec la perspective d’une guerre en Irak qui se précise de jour en jour, et la crainte d’une flambée des cours du pétrole qui s’ensuit, le ministre a précisé qu’avec dix mois d’importation ou de réserves extérieures, le Maroc peut gérer d’une manière sereine les répercussions d’une éventuelle guerre…

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