Oualalou satisfait de son bilan

Depuis le moment où il a déclaré qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections, Fathallah Oualalou assure être plus à l’aise dans son discours. «Je présente un bilan économique sans aucun objectif d’ordre électoral», tient-il à assurer.
Lors de sa dernière sortie médiatique qui a eu lieu en fin de la semaine dernière, l’argentier du Royaume a axé son intervention sur l’héritage qu’il va léguer à son successeur. «Un patrimoine sain», ne manque-t-il pas de préciser. Et pour cause, selon ses dires, une dette extérieure maîtrisée, des fondamentaux en équilibre et un tableau de bord économique en nette évolution (indicateurs sociaux, taux d’intérêt, échanges extérieurs…). Par ailleurs, l’ordre du jour prévisionnel devant porter sur le bilan économique des cinq dernières années, le ministre de l’Economie et des Finances a préféré consacrer l’essentiel de son exposé à l’exercice en cours. La question de la privatisation fut en effet au centre du débat. Légitime dans la mesure où quatre mois seulement nous séparent de la fin de l’année alors que le programme de privatisation de la Régie des tabacs, détentrice du monopole et d’une tranche du capital de Maroc Télécom avance à petit pas. «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter », assure M. Oulalaou. Et de poursuivre, «ce n’est qu’à la fin de l’année où les choses seront plus visibles». Ne cachant pas son enthousiasme, il ne manque pas de passer en revue l’ensemble des indicateurs qui sont à même de justifier son état d’esprit.
S’agissant de l’année en cours, une épargne budgétaire de plus de 5,7 milliards de DH a pu être réalisée durant le premier semestre. Elle émane d’une augmentation de plus de 4% des recettes ordinaires soit une valeur absolue de 2,2 milliards de DH conjuguée à une régression de 0,6% des dépenses ordinaires, l’équivalent de 255 millions de DH. Autre point fort mis en exergue par Fathallah Oualalou, l’avancée constatée au niveau du degré d’indépendance du PIB des performances du secteur agricole. C’est ainsi qu’il est prévu que «l’économie nationale évoluerait en 2002 à un rythme relativement soutenu pour la seconde année consécutive et que la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) s’établirait à 4,5% l’an en 2002 contre un taux de 6,5% au titre de l’exercice précédent», selon les prévisions des conjoncturistes de la direction du Trésor.
Jugeant, sur la base des indices de production disponibles, la campagne agricole 2001-2002 de moyenne, ils ne manquent pas de préciser que l’évolution prévisionnelle trouve son origine dans la progression satisfaisante des secteurs du BTP, de l’énergie, du transport et communication ainsi que du commerce ayant un lien avec la commercialisation agricole. Cela fera certainement le bonheur de nombreux économistes qui ne cessent de réclamer un degré minimum de détachement entre l’agriculture et les estimations du PIB.

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