Pager : de l’eau potable pour tous

Pager : de l’eau potable pour tous

L’Office national de l’eau potable (ONEP) fait son bilan. Depuis sa création, ce sont plus de 5500 puits, 2320 sources, 2200 forages, 26.000 km de conduites ou encore 8.000 réservoirs à être construits. Mais les efforts ont été doublement consentis durant cette dernière décennie. Actuellement au Maroc, ce sont près de 61 % de la population rurale qui ont accès à l’eau potable alors qu’en 1995, seuls 14 % pouvaient se targuer de disposer de cette matière vitale. Cette hausse de raccordements ruraux est essentiellement due au Programme d’approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales (PAGER), lancé l’année même par l’office. «Ce programme, qui a bénéficié de l’appui des bailleurs de fonds et d’une aide directe de l’Etat, s’était fixé comme objectif de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 80 % en 2010, par la desserte d’environ 31.000 localités regroupant une population globale de d’environ 11 millions d’habitants, et ce moyennant un investissement de l’ordre de 10 milliards de DH. Les efforts consentis par la DGH et l’ONEP dans le cadre de ce programme ont permis de porter le taux d’accès à 43% à fin 2001 », apprend-on auprès de l’ONEP.
Le programme d’investissement est également ambitieux pour la période 2005-2007. En effet, ce sont près de 6,1 milliards de DH qui seront investis par l’ONEP pour parachever la généralisation de l’eau potable en milieu rural. L’objectif est de généraliser l’accès à l’eau potable en milieu rural en portant le taux d’accès à plus de 90 % à l’horizon 2007. Ce programme comprend deux volets principaux. Le premier concerne l’alimentation en eau potable d’une population rurale additionnelle de 4,2 millions d’habitants pour un investissement de  5,4 milliards DH. Pour ce qui est du second volet, il se rapporte à l’amélioration de l’alimentation en eau potable de la population rurale à travers l’intervention dans 150 nouveaux petits centres ruraux regroupant une population d’environ 360.000 habitants nécessitant un investissement de 700 millions DH.
Malgré l’ambition affichée par l’office pour la mise en œuvre de son programme d’investissement, Une autre composante doit entrer en considération pour la bonne marche de ces infrastructures dont la pérennisation dépend en grande partie du choix de modes de gestion appropriés. A ce sujet, il est judicieux de signaler que la gestion en milieu rural réside dans la faible taille, la dispersion des douars et l’incapacité financière des ménages.
Pour y parvenir, l’ONEP a pu tester diverses possibilités de sous-traitance partielle ou totale des installations d’alimentation en eau potable en milieu rural, allant de la formule du gardien gérant de la borne fontaine, à des formes de contrats plus globales (Mhaya, le projet de Sidi Kacem) en passant par la micro-entreprise.

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