Palmeraie : Raviver l’écosystème

Palmeraie : Raviver l’écosystème

Quatre régions locomotives de l’économie oasienne

A l’horizon 2020, 48.000 hectares de palmeraies existantes devraient être réhabilités et reconstitués. Aussi, de nouvelles plantations devraient

être créées à l’extérieur des palmeraies et ce sur une superficie de 17.000 hectares.

Tafilalet, Vallée du Drâa, Guelmim et Figuig sont  incontestablement les poumons phoenicicoles du Maroc. Une importante économie oasienne a été développée dans ces zones où le palmier joue le rôle de protecteur. Le contrat programme du secteur fixe des objectifs prometteurs pour la sauvegarde des zones oasiennes. L’Etat s’engage à travers son programme à densifier les palmeraies. Le but étant de raviver l’écosystème des palmeraies. A l’horizon 2020, 48.000 hectares de palmeraies existantes devraient être réhabilités et reconstitués. Aussi, de nouvelles plantations devraient être créées à l’extérieur des palmeraies et ce sur une superficie de 17.000 hectares. 

Le palmier dattier se veut une culture durable. Outre la production des dattes, le palmier promeut une agriculture parallèle. D’où la nécessité de l’entretenir, le valoriser et le protéger des maladies qui peuvent nuire à sa productivité. Le changement climatique, l’urbanisation et l’industrialisation peu contrôlée peuvent également menacer la survie des oasis. C’est dans ce sens que le Maroc a lancé l’Initiative oasis durables. Un programme international qui a été lancé lors de la COP22. Il promeut la prise d’actions concentrées et partagées pour permettre aux oasis de continuer d’exister tout en jouant pleinement leurs fonctions environnementales et civilisationnelles. L’initiative porte sur la reconnaissance des spécificités de l’agro-écosystème oasien et de sa vulnérabilité, la mise en œuvre d’actions pour préserver le patrimoine oasien et la valorisation durable des potentialités économiques des oasis.

Zone du Tafilalet

Deuxième producteur à l’échelle nationale, la zone du Tafilalet fournit annuellement 34% de la production nationale de dattes.

Le volume produit tourne autour de 36.000 tonnes. La région résiste à de nombreuses contraintes en particulier la rareté des eaux mobilisables et la salinité des sols.

La superficie exploitée au niveau du Tafilalet s’étend sur 16.300 hectares.  2,24 millions de palmiers  y sont plantés, dont le suivi est assuré par un grand effectif d’agriculteurs locaux dont 40.000 ont déjà rejoint 8 groupements d’intérêt économique.

Zone de Tata et Guelmim

Avec 10.200 hectares et 1,49 million de palmiers, la zone de Tata et Guelmim assure un peu plus d’un cinquième de la production nationale, soit 23.500 tonnes annuellement. Cette zone productive arrive en troisième position au niveau national. 4 groupements d’intérêt économique ont été créés dans ces localités. Les phoeniciculteurs de Guelmim-Tata  bénéficient d’unités de stockage frigorifique et de conditionnement afin de valoriser leur produit sur les marchés.

Palmeraie de Figuig

La production des dattes s’est nettement développée au niveau de Figuig. Cette cité représente aujourd’hui une production moyenne de 4.500 tonnes chaque année. Sa palmeraie s’étend sur 1.800 hectares et compte 250.000 pieds. Notons qu’une unité de conditionnement a été créée à Figuig. Fruit d’un  partenariat entre le département de l’agriculture et  les professionnels, cette unité a vu le jour pour garantir une valorisation optimale de la production.

Zone de Drâa et Saghro

Etendue sur une superficie de 22.7000 hectares, cette zone compte environ 2,62 millions de palmiers. Drâa est  la première région des dattes du Maroc. Elle produit chaque année 42.000 tonnes, soit 40% de la production nationale. 70.000 phoeniciculteurs  y sont présents. La zone abrite également une chaîne de 14 unités de conditionnement et de stockage frigorifique.

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