Paralysie du bâtiment

Très attendu par les opérateurs, la première rencontre de la Fédération des Industries des Matériaux de Construction (FMC) vient d’avoir lieu à Casablanca.
C’est l’occasion pour les opérateurs tant institutionnels que privés de dresser un bilan sur les apports de ce secteur d’activité dans la production globale des industries de transformation. Côté chiffres. Le secteur des industries des matériaux de construction a collaboré à près de 7,8% dans la production totale des industries de transformation. En 2000, le montant s’élève à 11,7 milliards de DH et au niveau de la valeur ajoutée dont la somme représente de l’ordre de 6 milliards de DH. Comme l’a souligné, Mustapha Mansouri, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Energie et des Mines, ce résultat se traduit en matière de valeur ajoutée industrielle par un taux de 11,2%.
Par ailleurs, de source ministérielle, environ 600 unités industrielles opèrent dans ce secteur. Le nombre des personnes employées s’élèvent à près de 43 000. Il représente 8,5% de l’effectif total de l’ensemble du secteur d’activité.
Toujours durant l’année 2000, l’investissement a porté sur près de 1,5 milliard de DH, soit 13,4% des investissements du secteur industriel. L’autre ministère concerné par l’évolution de ce secteur est celui de Mohamed M’Barki, secrétaire d’Etat à l’Habitat. Ce dernier a mis l’accent sur «les défis que doit relever cette activité». Il la qualifie le secteur de «sous-encadré», en raison notamment de «l’informel», «une fiscalité lourde», et «la prolifération de l’habitat insalubre».
Encore une fois, les échéances de la mondialisation «risquent de poser des contraintes aux entreprises nationales», a-t-il déclaré. Pour leur part, les pouvoirs publics ont installé un programme national de mise à niveau. Ce dernier repose sur un certain nombre d’« actions spécifiques ». Il s’agit en l’occurrence du Centre des techniques et matériaux de construction (Cetemco), pour le soutien technique et financier.
En parallèle, d’autres fonds de soutien des entreprises voient le jour. Ils sont destinés, comme l’a indiqué, le secrétaire d’Etat : «à améliorer la qualité de leurs produits, leur niveau d’encadrement et prendre en considération les enjeux de l’environnement ». Le patron des patrons nationaux, Hassan Chami, a renchéri en soulevant, les entraves inhérentes à la fiscalité, la contrebande et le coût élevé de l’énergie. Il a également profité de cette occasion afin de lancer un appel dirigé vers « l’intensification des actions concertées ». La recherche des solutions et le succès dans le contournement des défis ne se réaliseront qu’à travers de profondes mutations devant toucher l’ensemble de la profession.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *