Paris, toujours préoccupée par l’endettement des sociétés

La bourse de Paris a terminé en légère baisse mercredi, malgré le coup de chapeau des investisseurs à Lvmh, dans un marché plus soucieux que jamais de l’endettement des grandes sociétés comme Vivendi-Universal ou France Télécom. Après avoir ouvert en hausse timide et passer la matinée dans le vert, le Cac 40 a finalement terminé sur un repli de 0,41% à 4238,99 points.
L’indice du nouveau marché a cédé 0,62% à 1005,65 points. « Ce marché est sur les nerfs. Il est toujours préoccupé par l’endettement de France Télécom et ne voit pas de solution », commentait un analyste dans une société de gestion. Le montant des échanges sur les valeurs bénéficiant du service à règlement différé (Srd) s’est élevé à 3,71 milliards d’euros. Aux Etats-Unis, quelques minutes après la fermeture des échanges à paris, le Djia gagnait 0,40%, tandis que l’indice composite de la bourse électronique Nasdaq cédait 0,12%. Ailleurs en Europe, la tendance était également à la baisse. Francfort reculait de 0,20% en fin d’après-midi. A Paris, Cap gemini a finalement réduit ses pertes en fin de séance, pour n’abandonné que 2,42%, à la veille de la publication jeudi de ses résultats pour l’année 2001. Vivendi Universal (-3,36% à 41,70 euros) a au contraire décroché en fin de séance et tiré l’indice vers le bas.
France Télécom, déjà lesté par quelques séances difficiles, a tenté plusieurs fois de se reprendre au cours de la journée pour finalement terminer à 28,29 euros (-0,04%) Non loin de ses cours de privatisation d’octobre 1997 (28,51 euros pour les institutionnels et 27,75 euros pour les particuliers). Le marché a lâché prise lorsque le groupe de télécommunications a annoncé qu’il envisageait des dépréciations d’actifs, tout en précisant qu’il n’a pas encore pris de décision.
« Tout le monde s’y attend, c’est la seule solution », commentait l’analyste. « Le marché parie aussi sur une cession d’actions orange, mais cela serait idiot au vu du cours d’orange. Quand au rachat de Mobilcom dans son ensemble, cela risquerait de faire augmenter encore l’endettement ce qui serait la pire des choses », poursuit-il.

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