Partage de croissance: Vers un consensus de prospérité économique

Partage de croissance: Vers un consensus de prospérité économique

En établissant un regard croisé, les intervenants ont mis en exergue le modèle marocain en matière de partage de croissance avec le continent africain.

Jean-Pierre Raffarin était le premier à saluer l’expérience marocaine. L’ancien premier ministre français a indiqué, dans ce sens, que le renforcement de l’expansion des entreprises marocaines en Afrique se veut un moteur de développement du continent.

D’ailleurs, c’est cette dynamique-là que M. Raffarin recommande pour faciliter le partage aux niveaux régional et international.
Dans un contexte de crise de croissance et croissance de crises, Jean Pierre Raffarin a dévoilé les piliers d’un consensus d’ouverture et de prospérité économique. «Ce consensus devrait porter sur trois types de partage à savoir le partage d’innovation, de projets et d’investissements. C’est en respectant ces trois axes que tous les pays s’inscriront dans une logique d’alliance meilleure et prometteuse», relève-t-on de M. Raffarin.

La promotion de l’investissement ne passe pas sans l’accompagnement du tissu entrepreneurial dominé principalement, dans plusieurs pays, par les petites et moyennes entreprises. En représentant le secteur bancaire national, Mohamed El Kettani, président-directeur général d’Attijariwafa bank, a porté un éclairage sur les multiples actions engagées par son groupe et les autres banques nationales en vue d’accompagner les entreprises marocaines dans leur développement national et africain.

Si de nos jours le Maroc s’illustre «économiquement», en dépit de la conjoncture sociopolitique que connaît la région, certains pays voisins n’arrivent toujours pas à décoller. C’est le cas de la Tunisie qui, après la réussite de sa transition politique, n’a pas encore atteint la prospérité.
S’exprimant à cet égard, Jelloul Ayed, ancien ministre tunisien des finances, affirme que l’absence de création de valeur est la première cause de la stagnation économique de son pays. Autre problématique de taille : la difficulté que rencontrent les PME tunisiennes pour accéder aux fonds propres. «Seulement 15% des crédits sont accordés aux PME qui constituent plus de 95% du tissu économique tunisien et 70% de la main-d’œuvre», indique l’ancien ministre tunisien.

M. Ayed a appelé, dans ce sens, à concevoir un modèle économique basé sur l’investissement et à créer des fonds d’investissement dédiés à la promotion des PME dans les régions éloignées. A ce propos, Saïd Ibrahimi, directeur général de Casablanca Finance City Authority (CFCA ), a invité l’ensemble des investisseurs à s’implanter à Casablanca Finance City, soulignant que 17 % des investissements marocains en Afrique proviennent d’entreprises domiciliées dans ce hub économique et financier qui compte à ce jour 100 entreprises nationales et internationales labellisées.

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