Pas de budget pour les TIC

Pas de budget pour les TIC

Le Contrat-Progrès 2006-2012 tarde à voir le jour. Prévue pour le début de cette année, la signature de ce contrat-programme des technologies de l’information et de la communication (TIC) a été reportée à une date ultérieure. Les professionnels du secteur expriment leur mécontentement sachant que la signature de ce document devrait avoir lieu aux Assises de l’Internet au mois de novembre 2005.  Le Contrat-Progrès 2006-2012 concerne particulièrement deux entités. Il s’agit du ministère des Affaires économiques et générales et les responsables de l’APEBI (Association des professionnels des technologies de l’information).
«La signature du Contrat-Progrès a été reportée à plusieurs reprises. Ce retard dans la mise en place de ce projet est une menace au développement économique », lance Bachir Rachdi, président de l’Apebi, lors d’une conférence de presse le mardi 21 mars.  
En effet, le financement est l’une des pierres d’achoppement. « L’Etat doit débloquer une enveloppe budgétaire de 1,4 milliard Dh durant toute la durée du Contrat-Progrès. Mais les responsables ne sont pas d’accord sur le montant de cette enveloppe. Pour eux c’est énorme. Dans ce sens, il faut noter qu’il y a un retour sur investissement important », note Bachir Rachdi.
En effet, le Contrat-progrès prévoit 5,8 milliards Dh de recettes fiscales entre 2006 et 2012.
En plus du financement, le volet de l’innovation a du mal à susciter l’unanimité. Le soutien à l’innovation part d’un «principe général» bien détaillé au Contrat-Progrès. Selon ce principe, le partage du risque entre les entreprises, souhaitant investir sur des projets innovants, et l’Etat se fait à travers un financement direct. Pour le remboursement du montant financé (50% du global ), il est conditionné par le succès technique et commercial. Le montant global des financements est de 750 MDH sur une période de 5 ans. Dans l’élaboration de sa stratégie, l’Apebi a pris en considération les objectifs du Contrat-Progrès. Le programme 2006-2007 repose sur une vision partagée entre le secteur privé et les pouvoirs publics avec quatre composantes.
«Il s’agit du développement de l’industrie locale des TIC et de son positionnement à l’international ainsi que du renforcement de l’attractivité du Maroc et développement des activités de l’offshoring. Les deux autres axes sont relatifs à la mise en place des mesures permettant l’atteinte des objectifs de la stratégie 2006-2012 et la consolidation organisationnelle de l’Apebi.
En effet, cette dernière joue le rôle aussi d’une fédération externe de la CGEM en charge des Technologies de l’Information, des télécommunications et de l’offshoring. Ce secteur ne figure pas dans le Contrat-Progrès. «Avec ce retard, nous préférons attendre, quelques mois de plus, et signer un document incluant l’offshoring. D’ailleurs, ce secteur a de l’avenir au Maroc», remarque un professionnel du secteur. 

 
Contrat-Progrès : l’innovation et création de la valeur ajoutée


Montant des investissements :
– 750 millions de Dhs sur 5 ans

Cadence des investissements :
– 2006 : 45 MDH
– 2007 : 85 MDH
– 2008 : 120 MDH
– 2009 : 220 MDH
– 2010 : 280 MDH

Secteurs éligibles :
– Télécoms
– Techniques et technologies
logicielles
– Services innovants à base
de technologies émergentes
– Electronique

Provenance des fonds :
– Dotation de l’Etat
– Fonds Hassan II
– Fonds de l’UE
– Banque Mondiale
– Autres institutions (PNUD.…)

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *