Patrimoine des ménages : 762 milliards de dirhams en 2017

Patrimoine des ménages : 762 milliards  de dirhams en 2017

Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC constatent dans leur rapport une croissance soutenue de la courbe des dépôts à vue. On relève une hausse de 8,2% atteignant ainsi les 375 milliards de dirhams.

Dépôts bancaires et placements en valeurs mobilières sont les principaux facteurs contributeurs au renforcement du patrimoine des ménages. Estimé à 762 milliards de dirhams, ce patrimoine continue de suivre la tendance haussière observée durant les cinq dernières années, s’améliorant à fin 2017 de 6,8%, soit une consolidation de 36 milliards de dirhams par rapport à l’année dernière. C’est ce que relève conjointement Bank Al-Maghrib, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) dans leur dernier rapport sur la stabilité financière. La structure de ce patrimoine reste dominée à hauteur de 80% par les dépôts bancaires au moment où les valeurs mobilières représentent une hausse de 10%. La part de l’assurance vie est, quant à elle, estimée à 7%. L’année 2017 a également été marquée par une hausse soutenue de la dette financière des ménages. Le niveau de cette dernière demeure élevé par rapport à ce qui est observé au niveau des autres économies émergentes. Malgré son accroissement de 4,4%, la dette des ménages est restée à un niveau identique que les années précédentes. Elle s’est ainsi établie autour de 30% du PIB avec un allongement des maturités et un taux de défaut maintenu à 7,3% contre une moyenne de 7,1% en 2012.

Les dépôts à vue et dépôts en comptes raflent 83% des parts

634 milliards de dirhams, telle est la valeur des dépôts bancaires des ménages. Ils se sont inscrits en progression de 6% par rapport à 2016, année durant laquelle ils ont affiché un accroissement de l’ordre de 4,7%.  Environ 83% de ce montant est constitué des dépôts à vue et des dépôts en comptes, contribuant ainsi à hauteur de 6,1 points de base à la croissance des dépôts bancaires des ménages. Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC constatent dans leur rapport une croissance soutenue de la courbe des dépôts à vue. On relève une hausse de 8,2% atteignant ainsi les 375 milliards de dirhams. La hausse a également été constatée au niveau des dépôts en comptes d’épargne. Ils se sont redressés en 2017 de 5,6% pour se situer autour de 151 milliards de dirhams. En revanche, les dépôts à terme ont décéléré de 1,1% en 2017 totalisant une valeur de 102 milliards de dirhams. 

Ce repli observé pour la deuxième année consécutive illustre clairement le faible engouement des ménages pour ce type de placement dans un contexte de baisse des taux d’intérêt les rémunérant. Toutefois, les ménages optent davantage pour les placements en titres sous forme de valeurs mobilières. L’encours arrêté à fin 2017 est de 51 milliards de dirhams en hausse de 6,7%.

Les titres de propriété restent les plus dominants. Ils représentent 92% des placements en titres. Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC relèvent dans ce sens une stabilisation de la proportion des titres de créance privés ayant augmenté de 8% en 2017 au moment où les titres d’Etat ont vu leur part en régression de 1% depuis 2014.

Les  MRE  de moins en moins endettés

Bien qu’elle ait affiché une augmentation en 2017, la dette financière des ménages a emprunté  un rythme comparable à celui observé durant les quatre dernières années. On relève dans ce sens un encours de l’ordre de 323 milliards de dirhams, soit 33% du total des crédits accordés à l’ensemble des agents économiques. Les ménages résidents au Maroc restent les plus endettés. Leur dette est de 302 milliards de dirhams, soit 28,7% du PIB. Si l’endettement des ménages résidents s’est accru de 4,8% durant 2017, celui des MRE maintient son repli. Il s’est rétracté de 2% comparativement à l’année précédente pour atteindre les 20 milliards de dirhams. Cet encours représente 28,1% de leurs transferts, beaucoup plus inférieur aux niveaux atteints les deux dernières années. Ceci s’explique par la hausse significative des transferts durant 2017. Rappelons que l’acquisition de biens immobiliers est le principal motif d’endettement des ménages. L’encours des crédits à l’habitat s’est établi à 208 milliards de dirhams en ralentissement d’année en année. En parallèle, les prêts à la consommation ont affiché une accélération en 2017 atteignant un encours de 115 milliards DH en hausse de 4,8%.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *