Pêche : Baisse des volumes compensée

Pêche : Baisse des volumes compensée

L’Office national des pêches (ONP) vient de publier, dans une note de conjoncture, les statistiques relatives à la production nationale de la pêche côtière et artisanale sur les six premiers mois de l’année 2004.
Une période dont les chiffres traduisent une baisse en volume de 9 % (328.236 tonnes) par rapport au premier semestre 2003, compensée, cependant, par une infime augmentation de 1 % en valeur (1.440.778 kdh). Selon les analystes de l’ONP, cette baisse est à attribuer à la diminution des captures des pélagiques (c’est-à-dire les poissons de surfaces) et principalement au niveau des ports de Laâyoune (-17%), d’Agadir (-20%), de Safi et de Tarfaya (-60%).
Néanmoins, cette baisse a été compensée par une augmentation de la valeur des autres espèces en particulier le poisson blanc et les crustacés coquillages, lit-on dans cette note qui se propose de dresser un bilan des six premiers mois et revient sur les performances du secteur de la pêche côtière et artisanale. Malgré son faible tonnage qui représente 13 % du total des débarquements de la pêche côtière contre 83 % pour les pélagiques, le poisson blanc a contribué pour 35% de la valeur globale des débarquements par groupes d’espèces, affichant une valeur moyenne, toutes espèces confondues, de l’ordre de 11.431 dh/t.
La note de conjoncture souligne par ailleurs que durant les six premiers mois de 2004, les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale ont été dominés par les destinations à valeur ajoutée, à savoir la consommation et la conserve qui ont absorbé, à elles seules, près de 67 % de cette production. Tout en maintenant une part importante de 27 % du total des débarquements de la pêche côtière et artisanale, la destination « farine et huile de poisson », a toutefois enregistré une diminution de 25 % par rapport à 2003, en passant de 117.520 t en 2003 à 88.364 t en 2004.
Pour sa part, l’industrie de congélation, considérée de plus en plus comme une alternative viable pour absorber une partie des quantités débarquées dans les ports du sud, a enregistré une diminution de 12 % passant de 17.281 à 15.281 en 2004. Quant à la répartition des débarquements par côte et par principaux ports de pêche, pour la période étudiée, elle est marquée par une augmentation en volume et en valeur, respectivement de 41 % et 33 %, au niveau des halles de la côte méditerranéenne.
La part de l’Atlantique dans les débarquements enregistrés représente 94 % du volume total de la pêche côtière et artisanale, soit 309.520 t et 90 pc de la valeur, soit 1.298.544 kdh par rapport à la même période de 2003. Ces apports ont connu une diminution de 11% en volume et 2 % en valeur.
Ce recul, en dépit de la performance de la flotille sardinière en activité au port de Tan Tan (91%) en volume et (72 %) en valeur, est attribué au non aboutissement des négociations entre les armateurs et les industriels de la farine de poisson de Laâyoune, pour définir les modalités d’établissement des prix en début de campagne de pêche. De leur côté, les halles de Mohammedia, Casablanca, Safi et Agadir ont enregistré une baisse en volume de 13 % (71.067 t) et une augmentation en valeur de 3 % (451.072 kdh). Une diminution compensée par une valorisation de 50 % des produits de la pêche transitant par le port de Casablanca.

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