Pêche céphalopodière, le dialogue en marche

Le samedi 27 avril n’a pas été un jour chômé au ministère de la Pêche. Et pour cause, le déroulement de la première réunion de la commission sectorielle de la pêche céphalopodière pour le dialogue social.
Une commission mise en place la veille et dont la création a été décidée au lendemain du Conseil de gouvernement du 25 du mois en cours. La mission qui lui a été assignée est rattachée principalement à la détermination des tenants et aboutissants du mouvement de grève observée au niveau de la flotte hauturière, initiée par le Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière (SNOMPH). Cette commission compte parmi ses membres des représentants outre du ministère de tutelle, des associations professionnelles concernées (APAPHAM), des opérateurs économiques du port de Tan-Tan, du syndicat (SNOMPH), des deux Chambres maritimes d’Agadir et de Dakhla et de la Fédération des chambres des pêches maritimes.
Malgré l’absence des armateurs, les travaux de la commission ont été lancés. Les discussions ont porté sur «les mesures à adopter pour permettre la reprise de l’activité dans le secteur de la pêche céphalopodière», indique un communiqué du ministère. La condition sine qua non pour que les marins et officiers de la pêche hauturière, notamment céphalopodière, regagnent leur activité reste cependant, selon Abderrahmane Yazidi, secrétaire général du syndicat est «liée à l’adoption du mode de rémunération en pourcentage de la valeur des ventes des captures, comme composante du salaire du personnel, à l’instar de ce qui est pratiqué par des sociétés du secteur». Une proposition qui d’ailleurs fut appuyée par le représentant de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique sud et de Dakhla. La commission a proposé entre autres d’adopter un système de rémunération dont le principe se base sur l’intégration d’une composante variable proportionnelle à l’activité, au sens financier, précise le communiqué du ministère, et ce en prenant en considération la particularité des unités de pêche concernées. Et d’ajouter que des ajustements pourront être introduits dans le cadre des travaux de la commission, appelés à se poursuivre après la reprise de l’activité de la flotte de pêche hauturière.
Une deuxième réunion a été programmée pour aujourd’hui même lors de laquelle, il a été prévu de se pencher sur l’examen des modalités de normalisation de la situation prévalant au niveau du secteur de la pêche hauturière. Les conditions de travail socio-économiques en sont la pierre angulaire.

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