Pêche maritime : La ligne de la durabilité

Pêche maritime : La ligne de la durabilité

Des aires protégées en pleine mer, c’est ce à quoi ont appelé, lundi à Rabat, des experts marocains et étrangers réunis en atelier national à l’initiative du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime qui, pour la circonstance, a bénéficié de l’appui de l’Agence du partenariat pour le progrès (APP). Selon des experts, l’utilité de l’Aire marine protégée (AMP) tient au fait que c’est une zone où l’exploitation des ressources se fait sans agresser le milieu naturel. L’AMP est en effet un lieu de préservation des habitats et des ressources qui constitue un espace de maintien de l’activité de la pêche artisanale et de sa durabilité, comme elle forme une zone de recherche scientifique. Le but de l’aménagement de semblables espaces le long du littoral marocain est de «contribuer à la préservation des ressources, à la réhabilitation des écosystèmes marins et à la durabilité de la pêche artisanale». Ce que le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime a rappelé dans le mot qu’il a adressé à l’atelier et dans lequel il a lié la création des AMP à l’accompagnement des activités structurantes du projet pêche artisanale, réalisé dans le cadre du Compact Millennium Challenge Account. Pour Aziz Akhannouch, «l’importance de cet atelier national réside dans le fait que la conjoncture y est favorable et que le projet AMP coïncide avec l’élaboration de la nouvelle Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable (CNEDD) qui augure d’une prédisposition institutionnelle pour sauvegarder le patrimoine naturel et culturel national». Il a, en outre, estimé que le développement des AMP, qui favorise la pêche, crée des conditions propices à la protection des habitats marins sensibles et préserve la biodiversité. Celle-ci est «l’une des techniques efficaces de sauvegarde des ressources halieutiques qui constitue un axe fondamental de la stratégie «Halieutis» et qui vise la durabilité des ressources halieutiques de manière à en faire bénéficier les générations futures». Pour autant, ont estimé les experts, les AMP ne doivent pas être considérées comme «des morceaux de nature sous cloche», mais comme des moyens d’exploitation et de mise en valeur rationnelles et soucieuses de pérennité d’espaces naturels intimement liés à l’existence de l’homme. Car si elles protègent les milieux sensibles et les espèces menacées, les AMP permettent aussi d’accroître la productivité des lieux de pêche, de réguler les différents usages de la mer, d’encadrer un tourisme respectueux de la nature et de générer de l’emploi.

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