Pepsico ignore Danone

"Les réunions du conseil d’administration sont privées", a déclaré une porte-parole de Pepsico, Elaine Palmer, à qui l’on demandait si Danone avait été évoqué. Pepsico a publié deux communiqués vendredi à l’issue de la réunion, l’un consacré à des changements parmi les administrateurs et l’autre au rapatriement de 7,5 milliards de dollars de bénéfices réalisés hors des Etats-Unis , ainsi que du versement d’un dividende.
"C’est tout ce que nous publierons aujourd’hui", a indiqué Mme Palmer. Depuis plusieurs jours une rumeur répandue en France et alimentée par les réactions de nombreux responsables politiques français, prête à Pepsico l’intention de racheter Danone.
Cette rumeur -Pepsico n’a pas dit être intéressé par Danone et ce dernier dit ne pas avoir été approché- a poussé des politiques français de tout bord, y compris le président Jacques Chirac, à se porter préventivement à la défense du groupe français et à s’inquiéter de son éventuel passage dans les mains d’un groupe étranger.
Cette mobilisation peu ordinaire avait encore renforcé la rumeur.
Mais l’agitation autour du titre Danone, qui a littéralement flambé en Bourse, s’est calmée quelque peu lorsque Franck Riboud, le PDG, a déclaré jeudi au quotidien Les Echos qu’il "n’y a eu aucun contact" entre Danone et un groupe étranger. " Il n’y a rien, ni de près ni de loin, d’officiel ou d’officieux, de qui que ce soit", avait-il insisté.
De son côté Pepsico s’est toujours tenu à sa ligne qui consiste à ne pas commenter les rumeurs et à son démenti, publié le 6 juillet, à la suite d’une information du magazine français Challenge selon laquelle il s’était invité au capital de Danone, avec une participation de 3%.
Vendredi, le ministre français délégué à l’Industrie, François Loos, a aussi voulu calmer le jeu. Il a appelé à "arrêter cette agitation sur Danone car ce sont des rumeurs (d’OPA hostile, ndlr) dont on ne connaît même pas l’origine".
"Danone est une belle entreprise française, qui est cotée en Bourse et l’information sur une telle entreprise doit être gérée avec beaucoup de précaution car le cours s’est montré très sensible à toutes les déclarations qui ont été faites", a déclaré M. Loos à l’AFP lors d’un déplacement en Alsace (est de la France).

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