Performance climatique : Le Maroc, champion mondial

Performance climatique : Le Maroc, champion mondial

A fin 2017, les énergies renouvelables ont représenté environ 35% de la capacité de production électrique installée. Elles contribuent, selon des données officielles à hauteur de 16% dans l’énergie électrique produite.

L’engagement du Maroc en matière de développement durable lui a valu un positionnement de taille dans le classement mondial de la performance climatique. Le Royaume arrive en effet deuxième à l’échelle international dans ce dernier index révélé en marge de la COP24.

Le Royaume qui se situe juste après la Suède devance ainsi 58 autres pays tels que la Suisse, le Royaume-Uni, l’Inde, le Danemark, l’Italie, le Canada, la Russie, le Japon et autres. Commentant la performance du Maroc qui a gagné cette année une place dans ce classement, les initiateurs évoquent l’effort consenti par le Royaume en matière d’énergies renouvelables. Le pays a en effet développé de nouvelles capacités en la matière, notamment avec la connexion de Noor Ouarzazate qui se veut la plus grande centrale solaire au monde. A ce projet s’ajoute la création de nouveaux parcs éoliens désormais connectés au réseau électrique.

Le Maroc qui a mis sur les rails depuis cinq ans une feuille de route dédiée aux énergies renouvelables est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de mix énergétique. Les capacités d’énergie renouvelable installées en 2020 devraient en effet atteindre les 42% en 2020 et les 52% en 2030. Des prévisions qui seront dépassées dans le futur et ce tenant compte de la dynamique que connaît ce secteur à l’échelle internationale.

Une prise de conscience quant à l’importance de ces nouvelles ressources énergétiques est en marche au niveau national. Le but étant de maximiser l’efficacité énergétique et réaliser des économies significatives.

35% de la production électrique provient du renouvelable

A fin 2017, les énergies renouvelables ont représenté environ 35% de la capacité de production électrique installée. Elles contribuent, selon des données officielles à hauteur de 16% dans l’énergie électrique produite. Pour capitaliser sur ces réalisations, un programme intégré additionnel sera élaboré sous instructions royales en vue d’adosser à toutes les stations de dessalement d’eau programmées des unités de production d’énergies renouvelables permettant de leur assurer une autonomie et des économies énergétiques. Ce plan permettrait également d’explorer de nouvelles sources d’énergies telles que la transformation énergétique des déchets dans les grandes agglomérations.

Des engagements réglementaires à l’horizon 2023

Le Maroc s’engage pour ce cap à relever les défis restants, notamment l’intégration de l’efficacité énergétique dans les secteurs énergétivores. Il est également question de poursuivre les réformes législatives, réglementaires et institutionnelles dans ce domaine. Une batterie de mesures est programmée à l’horizon 2023 dont le démarrage effectif du transfert de toutes les activités relatives aux énergies renouvelables de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable à l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen). Il s’agit en outre de la mise en place d’un système de programmation et de suivi de projets des énergies renouvelables qui seront développés dans le privé. La finalité étant de remédier aux manquements probables dans la réalisation des projets et d’éviter tout déséquilibre dans l’offre et la demande électrique.

L’Etat s’engage également à encourager l’investissement privé pour réaliser des projets énergétiques de sources renouvelables ainsi qu’à promouvoir l’efficacité énergétique et son intégration dans les principaux secteurs de l’économie marocaine. Ceci passe par la réglementation des performances énergétiques, de l’audit énergétique obligatoire, de l’étude d’impact énergétique et de la création des entreprises de services énergétiques. Parmi les actions réglementaires à concrétiser d’ici 2023 figure, également, l’activation du Conseil national de l’énergie nucléaire, organe qui guidera les politiques et stratégies nationales et facilitera la coordination et la coopération internationale dans le nucléaire.

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