Perspectives économiques selon le HCP: La valeur ajoutée agricole croîtrait de 14,9% au 3ème trimestre

Perspectives économiques selon le HCP: La valeur ajoutée agricole croîtrait de 14,9% au 3ème trimestre

La dépréciation anticipée du dirham par rapport aux autres devises pourrait jouer en faveur de la compétitivité – prix des exportations marocaines voire renchérir les importations de produits bruts dans le sillage d’une progression anticipée des cours mondiaux des matières premières énergétiques et industrielles.

L’activité économique poursuivra, à un rythme soutenu, son amélioration au troisième trimestre de cette année. Cette croissance est, selon la note de conjoncture de juillet 2017 du HCP, impulsée par «un accroissement de 14,9% de la valeur ajoutée agricole». Dans ce sens, la dynamique de la production végétale se poursuivrait. Cependant, la hausse de la production animale enregistrée au deuxième trimestre 2017 s’amortirait progressivement au troisième trimestre, avec la dissipation des effets de la crise aviaire et le retour du secteur avicole à son rythme tendanciel de moyen terme.      

D’autres facteurs d’amélioration

Outre l’accroissement de la valeur ajoutée agricole, l’amélioration du climat des affaires aussi bien dans les économies émergentes qu’en zone euro se poursuivrait au troisième trimestre 2017. A son tour, le commerce mondial continuerait sur sa lancée pour croître de 6,7%, alimenté par les importations des pays émergents, en particulier chinoises. Dans ce contexte, la demande mondiale adressée au Maroc devrait continuer à être bien orientée, en progressant de 5,7%, en glissement annuel. Toutefois, la dépréciation anticipée du dirham par rapport aux autres devises pourrait jouer en faveur de la compétitivité – prix des exportations marocaines voire renchérir les importations de produits bruts dans le sillage d’une progression anticipée des cours mondiaux des matières premières énergétiques et industrielles. Dans ce contexte, la valeur ajoutée industrielle réaliserait un accroissement de 2,7%, au troisième trimestre 2017, en variation annuelle et les activités minières afficheraient une hausse de 11,8%, en variation annuelle. Cette performance serait principalement le fait du raffermissement de la demande des industries chimiques locales, en ligne avec le relèvement de la capacité productive des unités de  transformation de Jorf Lasfar. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 2,8%, contribuant pour environ +1,3 point à la croissance globale du PIB. Ceci étant, la valeur ajoutée hors agriculture devrait s’améliorer de 2,7%, au troisième trimestre 2017, en variation annuelle, favorisant, ainsi, une hausse du PIB global de 4,1%, au cours de la même période, au lieu de +1,3% une année auparavant. Cette amélioration est déjà perceptible lors du 2ème trimestre.

Progression de la valeur ajoutée agricole au 2ème trimestre

Déjà, la croissance économique nationale se serait accélérée au deuxième trimestre 2017, pour s’établir à +4,8%, au lieu de +3,8% au premier trimestre. Cette performance aurait été particulièrement dopée par la progression de 17,4% de la valeur ajoutée agricole, au lieu de +14,2% le trimestre précédent. La valeur ajoutée des activités hors agriculture aurait, pour sa part, enregistré une hausse de 3,3%, tirée principalement par les mines et les services marchands. Au troisième trimestre 2017, la croissance des activités non-agricoles se poursuivrait au rythme de 2,7%. Avec une hausse de 14,9% de la valeur ajoutée agricole, l’économie nationale afficherait une croissance de 4,1%, au troisième trimestre 2017, au lieu de 1,3% une année plus tôt. A son tour, le déficit commercial connaît des signes d’amélioration.

Le déficit commercial s’allège

Au niveau national, les exportations de biens se seraient inscrites en hausse estimée à 2% au deuxième trimestre 2016, après +7,6% réalisée un trimestre auparavant, profitant de l’orientation relativement favorable de la demande extérieure adressée au secteur automobile, notamment pour le segment de la construction et, dans une moindre mesure, pour le secteur aéronautique et pharmaceutique. Les expéditions des engrais naturels et chimiques auraient poursuivi leur hausse, bénéficiant d’une augmentation des prix à l’export et d’une demande extérieure soutenue. Les importations auraient, pour leur part, augmenté moins rapidement au deuxième trimestre 2017, après trois trimestres successifs de fortes hausses, affichant un accroissement de 3,6%, au lieu de +12,2% un trimestre plus tôt. Elles auraient été impactées par le ralentissement des importations hors énergie, en particulier des biens de consommation (voitures de tourisme), des demi-produits (produits chimiques) et des produits bruts (bois bruts, huile de soja). La facture énergétique aurait, à l’inverse, continué à grever la balance commerciale, contribuant pour près de 4 points à la hausse des importations. Le creusement du déficit commercial se serait atténué au deuxième trimestre 2017 (+5,6%, au lieu de +19,3% un trimestre auparavant), en raison d’une progression moins vigoureuse des importations par rapport au trimestre précédent et le taux de couverture se serait situé à 53,2%.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *