Petite baisse de l’offre d’emploi

La tendance était prévisible pour les opérateurs économiques et les pouvoirs publics, mais il fallait une enquête pour confirmer la donne. L’offre de travail au Maroc de la population âgée de plus de 15 ans a stagné au cours du quatrième trimestre de 2001, soit une baisse de 0,2% une année auparavant, indique la dernière enquête de la Direction de la Statistique. La diffusion de l’enquête en question intervient au moment où le gouvernement veut reprendre le dossier du chômage en main. Il faut reconnaître que le bilan de l’alternance en la matière laisse à désirer. Qu’ils soient nationaux ou internationaux, les investissements n’ont pu combler les besoins ressentis au niveau de la création d’emploi.
La stagnation de l’offre d’emploi se justifie selon les auteurs de l’enquête par le recul de l’activité dans les régions rurales (-2,3 %), de la hausse relevée en milieu urbain (+1,6%). La Direction précise par ailleurs que le taux d’activité s’est établi au quatrième trimestre de l’année 2001 à 50,1% contre 51,5% une année auparavant, enregistrant ainsi une baisse de 1,4 point. Le recul dans le taux d’activité concerne particulièrement les jeunes âgés de moins de 35 ans, les femmes et les diplômés.
Dans son enquête, la Direction des Statistiques fait état également du bilan de l’économie nationale. Pour la période allant du quatrième trimestre 2000 à celui de 2001, près de 132000 emplois ont été créés dans les zones urbaines alors que le milieu rural a enregistré une baisse en la matière de 55000. Il est certain que l’évolution favorable de l’emploi dans les villes est principalement due à l’accroissement de l’emploi dans l’ensemble des secteurs d’activité économique notamment l’agriculture, forêt et pêche (+18,9%), l’industrie (+5,1%), le bâtiment et les travaux publics (+5,3%) et les services (+2,2%), soulignent les auteurs de l’enquête. Et de poursuivre que la hausse de l’emploi urbain a également concerné aussi bien l’auto-emploi (+3,6%) que l’emploi salarial (+1,9%). A en juger par les conclusions de l’enquête, les augmentations des effectifs employés en milieu rural sont situés au niveau des secteurs du bâtiment et travaux publics (+42,4%), l’industrie (+10%) et les services (+6,1%). Ces derniers n’ont pu pour autant combler le recul enregistré dans le secteur agricole qui a accusé une perte de 171000 postes d’emploi, soit une diminution de 4,6% en une année, constate la Direction. Cette régression concerne essentiellement l’auto-emploi (3,4%) et l’emploi non rémunéré (-2,4 %).
Sur un autre registre, la Direction de la Statistique constate qu’au niveau national, la population active en chômage a baissé de 7,2%. De son côté, le taux de chômage a reculé de 0,9 point.
Cette baisse concerne plus le milieu urbain que le milieu rural où ce taux est passé, respectivement de 21,5% à 20,3% et de 5,2% à 4,2%. Toutefois, le chômage a connu une légère régression au niveau national, précise la Direction. « La population active en chômage est passée de 1309000 à 1289.000 (-1,5%) et le taux de chômage de 13% à 12,8%. La baisse a touché particulièrement les campagnes où le taux de chômage a baissé de 5,4% à 4,2%, contre une augmentation, dans les villes, de 19,5% à 20,3%.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *