Petites et moyennes entreprises : Les jeunes dirigeants prônent l’intrapreneuriat pour la PME

Petites et moyennes entreprises : Les jeunes dirigeants prônent l’intrapreneuriat pour la PME

Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) ont célébré, samedi 19 mars 2011, la septième journée de l’entreprise. Cet événement fut une occasion pour mettre sous les feux de la rampe une thématique indispensable au développement de l’entreprise marocaine, notamment les PME 2.0 et au renforcement de sa compétitivité. Ainsi pour ce rendez-vous annuel du CJD, le concept de l’intrapreneuriat s’est situé au cœur du débat. Qu’est-ce que l’intrapreneuriat? Comment est-il perçu par le dirigeant? Et comment pourrait-il être cultivé au sein de la PME? Tant d’interrogations qui ont été mises en relief afin de démystifier cette notion et la rendre de plus en plus accessible à l’ensemble des acteurs. «Un dirigeant ne peut seul réussir son projet à défaut de collaborateurs intrapreneurs qui partagent avec lui la même vision et capables de relever les défis en prenant des initiatives», a souligné, à cette occasion, Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Et de poursuivre que «la promotion de l’intrapreneuriat au sein de la Petite et moyenne entreprise (PME) fera de cette dernière une structure innovante, performante et compétitive». Pour sa part, Latifa Chihabi, directrice de l’ANPME, a mis le point sur la portée de ce concept. «L’intrapreneuriat n’est pas une compétence mais un comportement. Nous sommes tous des intrapreneurs dans notre vie de tous les jours», a-t-elle indiqué. En effet, un intrapreneur est une personne qui crée où reconnaît une opportunité et la transforme en une activité rentable au sein d’une organisation. Dans ce sens, les initiateurs de l’événement ont tiré la sonnette d’alarme quant à la necessité de cette notion en précisant que l’entreprise risquerait de perdre son agilité et sa capacité de suivre l’évolution du marché si elle ne dispose pas d’un staff suffisant d’intrapreneurs. D’où l’obligation de choisir les employés en fonction de leurs profils intrapreneuriaux et d’exécution. Par ailleurs, cette journée de l’entreprise a été couronnée par la remise de trophées CJD-ANPME pour la troisième année consécutive à six entreprises nationales. Il s’agit en l’occurrence du prix de la performance globale octroyé à Germed-BTP et le trophèe Moussanada remis à Blancatex. Le prix de la responsabilité sociale a été remis à Sinmatex, le trophée « Imtiaz » a été decérné à Elpro ingénierie, au moment où Euro Net interima, couronné du prix Intrapreneur, a été choisi comme meilleur collaborateur. L’établissement Afifi a remporté, pour sa part, le trophée rebondir, une consécration dédiée au chef d’entreprise qui, suite à un échec, a pu rebondir pour mieux repartir.

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