Pétrole : Le brent continue sur sa hausse

Les cours du pétrole brent continuaient de grimper hier matin à Londres, dopés par une forte chute des stocks de brut aux Etats-Unis et la montée de tension quant à une possible intervention armée à l’encontre de l’Irak.
Vers 10H00 GMT, le baril de brent de la mer du nord pour livraison en octobre, référence sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, s’échangeait à 27,38 dollars, après avoir ouvert à 27,52 dollars et clôturé à 27,10 dollars mercredi. A New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en octobre a terminé mercredi en hausse de 48 cents, à 28,27 dollars. La hausse est due à la publication des chiffres de l’API, les statistiques sur les stocks américains, qui ont montré un gros recul des réserves de brut et d’essence, selon Tony Machacek, opérateur de la maison de courtage Prudential Bache.
Les stocks de pétrole brut ont chuté de 6,28 millions de barils (mb) à 298,90 mb durant la semaine achevée le 30 août, selon les dernières statistiques de l’institut américain du pétrole (API). Les réserves d’essence ont reculé de 1,44 mb à 206,39 mb. Cela signifie que les stocks américains de brut sont inférieurs de 6 mb à leur niveau de l’an dernier alors que les réserves d’essence et de produits distillés sont en hausse de 11 mb sur l’année, note Lawrence Eagles, analyste de la maison de courtage GNI.
Cette hausse tombe mal, alors que le marché s’inquiète de la montée de la tension entre Washington et Bagdad, mais les investisseurs devraient attendre la publication des données du département américain de l’Energie (DOE) pour avoir confirmation de ces chiffres. «Mais le vrai problème reste la rhétorique américaine à l’encontre de Saddam Hussein», juge Lawrence Eagles. «Pour le marché pétrolier, il ne peut y avoir de doutes que les Etats-Unis ont d’intention de passer à l’acte. la question est de savoir quand et avec quel soutien», estime-t-il, soulignant qu’une intervention avec le soutien de la communauté internationale serait plus aisée sur un plan politique. «Alors que la rhétorique anti-irakienne devrait s’intensifier dans les jours prochains, les cours pourraient retrouver les hauts niveaux atteints la semaine dernière», juge Lawrence Eagles.

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