Phosphate : Le chiffre d’affaires à l’export de l’OCP en hausse de 44% au premier semestre

Phosphate : Le chiffre d’affaires à l’export de l’OCP en hausse de 44% au premier semestre

Le secteur secondaire confirme son évolution. En effet, l’activité industrielle montre une amélioration en juin. Un constat positif qui intervient après deux mois successifs de baisse. Une reprise du secteur que Bank Al- Maghrib (BAM) met en relief dans sa revue mensuelle de conjoncture économique, monétaire et financière. Selon la BAM, le taux d’utilisation des capacités de production s’est situé à 72%. Ce taux est en hausse de deux points de pourcentage et les perspectives d’évolution de l’activité pour les trois prochains mois ont été jugées favorables par les chefs d’entreprises en général. Une tendance qui se confirme dans le secteur minier. La production marchande de phosphate s’est accrue de 13,8%, une augmentation due à la demande des unités locales de transformation représentant ainsi 66% de la production. Les quantités exportées d’engrais phosphatés ont augmenté de 32% à fin juin. Les exportations d’acide phosphorique et de phosphate brut ont, quant à elles, reculé respectivement de 15 et de 2%. Au final, le chiffre d’affaires à l’export de l’office chérifien des phosphates (OCP) s’établit à 22,8 milliards de dirhams , soit une hausse de 44%. Au niveau énergétique, le premier semestre 2011 a progressé de 7,8%. Cette évolution est expliquée par la demande d’électricité du mois de juin qui a enregistré le second plus fort niveau historique de demande après celui de septembre 2010. Une augmentation due aussi bien à la demande en haute tension (8,8%) qu’à la demande en basse tension ( 11,6%). Parallèlement la production locale d’électricité a accusé une nette décélération de sa production hydroélectrique, soit un repli de 44,7%, tandis que la production thermique des centrales de l’Office national de l’électricité (ONE) a enregistré une amélioration de 57%. Par conséquent, l’importation d’électricité a augmenté de 41%. De son côté, le secteur du raffinage a fortement progressé: la demande s’est accrue de 6% pour les produits blancs, 18% pour le fioul et 4% pour le butane. L’activité de production a augmenté de 9,5%, un chiffre qui englobe les augmentations du gasoil ( 15%) et du fuel (115%). Par ailleurs, le secteur du bâtiment et travaux publics laisse indiquer la poursuite de la dynamique concernant l’activité BTP notamment grâce à la consommation du ciment à fin juillet qui s’est accrue de 7,3% et l’encours des crédits à l’immobilier en hausse de 9% à fin juin par rapport à l’année précédente. Enfin, le secteur des services se démarque. Il a, en effet, enregistré une création nette de 125.000 postes d’emploi contrairement aux secteurs de l’agriculture, de l’industrie et de l’artisanat ainsi que  le BTP qui ont observé des pertes nettes d’emplois, pour un total de 214.000 postes.


 Un bilan monétaire mitigé à fin juillet 2011
Entre juin et juillet 2011, les facteurs autonomes de liquidité ont exercé sur les trésoreries bancaires un impact restrictif de 7 milliards de dirhams. C’est ce qui ressort de la revue mensuelle de conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al Maghrib ( BAM). En effet, la BAM attribue ce résultat à l’effet conjugué de l’élargissement de la circulation fiduciaire, de la contraction des avoirs extérieurs nets de la BAM et de l’amélioration de la position nette du Trésor auprès de la Banque. A fin juillet 2011, le besoin de liquidité des banques s’est élevé à 28,3 milliards de dirhams contre 22,2 milliards un mois auparavant. De même, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses injections par le biais des avances à 7 jours sur appels d’offre, le portant à 30 milliards de dirhams au lieu de 24 milliards en juin. Ainsi, le taux interbancaire a connu un accroissement à fin juillet 2011. Ce taux établi à 3,31% en moyenne est en hausse de 2 points de base par rapport au mois précédent. Parallèlement, les taux des bons du Trésor à 13 semaines, émis sur le marché primaire, sont restés globalement inchangés à 3,30, 3,85% et 4,34% respectivement. En revanche, le taux assortissant les bons à 2 ans a accusé une baisse de 2 points de base, revenant à 3,61%. S’agissant des taux créditeurs, Bank Al-Maghrib affirme que le taux moyen pondéré des dépôts s’est accru de 19 points de base pour atteindre 3,68% en juin, reflétant une progression de 8 points de base du taux sur les dépôts à 6 mois et de 23 points de base de celui appliqué aux dépôts à un an.

  Charlotte Cortes ( journaliste stagiaire)

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