Plan d’accélération industrielle : 278.015 profils à former d’ici 2020

Plan d’accélération industrielle : 278.015 profils à former d’ici 2020

Le textile est à la tête des secteurs les plus demandeurs

Casablanca-Settat est au sommet de la pyramide en termes de contrats de performance signés à fin mai 2017 avec 120.059 profils à former d’ici 2020

Les besoins en formation dans le cadre du Plan d’accélération industrielle se précisent. C’est ce qui ressort des chiffres dévoilés récemment par Othmane El Ferdaous, secrétaire d’Etat chargé de l’investissement. Ainsi, 278.015 profils seront formés d’ici 2020 et ce dans les divers domaines de l’industrie. Il s’avère à travers ces statistiques que le secteur du textile est en première place des secteurs les plus demandeurs avec un total de 65.205 profils à former sur les trois prochaines années dans le cadre des contrats de performance signés à fin 2017. En seconde position le secteur du offshoring marque un besoin de 50.000 profils à former d’ici 2020, suivi du secteur de l’automobile et du cuir. Le Groupe OCP, quant à lui, totalise un nombre de 22.500 besoins de profils à former sur les trois prochaines années.

Le secrétaire d’Etat a également mis en exergue les besoins de profils à former par région. Ainsi, Casablanca-Settat est au sommet de la pyramide en termes de contrats de performance signés à fin mai 2017 avec 120.059 profils à former d’ici 2020, suivie en deuxième place de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec pas moins de 49.656 cadres/ingénieurs, opérateurs et techniciens à former dans les trois prochaines années. Au troisième rang, la région de Rabat-Salé-Kénitra cumule 45.250 profils en besoins en formation sur la même période, indiquent les chiffres du ministère. La quatrième place, quant à elle, est occupée par la région de Fès-Meknès avec un total de 28.248 ressources humaines à former respectivement en 2018, 2019 et 2020.

Par ailleurs, la stratégie industrielle repose essentiellement sur deux principaux objectifs à l’horizon 2020 d’après le ministère, à savoir d’une part la création d’un demi-million d’emplois, pour moitié provenant des Investissements directs étrangers (IDE) et pour moitié du tissu industriel national rénové et d’autre part l’accroissement de la part industrielle dans le PIB de 9 points, passant de 14 à 23% en 2020.

Un chantier qui, pour rappel se fonde sur entre autres des écosystèmes industriels pour une industrie davantage intégrée, des outils de soutien adaptés au tissu industriel et un positionnement à l’international plus marqué. Cette stratégie vise selon le plan d’accélération industrielle à améliorer l’intégration sectorielle, à démultiplier les investissements et à assurer une montée en valeur du secteur industriel tout en favorisant l’établissement de partenariats stratégiques ciblés et mutuellement bénéfiques entre leaders industriels et TPME.

Cette stratégie vise également à fédérer des groupes d’entreprises autour de «locomotives» porteuses de projets d’écosystèmes. Le ministère explique que ces catalyseurs peuvent être des leaders industriels nationaux, des groupements professionnels ou encore des investisseurs étrangers.

Dans sa stratégie de formation, le plan d’accélération industrielle cible la mise en place des «Career development centers» au profit des jeunes et la formation en prévisionnel pour chaque écosystème des techniciens en nombre suffisant. Il confie également aux entreprises «locomotives» le rôle de définir les profils et de concevoir les formations.

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